Benoit (2014):

    Je sortais la poubelle, quand je remarquai la photographie de mes arrière-grands-parents posant avec ma grand-mère, qui dépassait du sac.
Quand je voulus la prendre, j’entendis un pas décidé et levai la tête.
J’aperçus un individu avec une pipe qui marchait à ma rencontre et je remarquai que l’homme ressemblait étrangement à mon grand-père tel qu’il était sur la photographie. Je pris le vieux cliché dans mes mains pour comparer les deux personnes. (Non,  ils ne se ressemblaient pas). C’est alors que, sous mes yeux étonnés, la pipe de l’image fuma pour de vrai. Je sursautai et fis un pas malgré moi, trébuchant sur la bouche d’égoût, heureusement fermée.
Je plissai les paupières de soulagement  puis les rouvris pour découvrir trois personnes, dont un homme avec une pipe, et une curieuse créature  avec une tête carrée sur deux jambes d’homme et trois bâtons plantés au sol. 

Je pris peur et courus loin , très loin de ce monstre effrayant. Je sortis, de ma poche où je l’avais rangée,  la photographie que je consultai pour me rassurer et je me rendis compte qu’en  réalité, la bête était tout simplement un  photographe à l’ancienne ! Soulagé et intrigué, je revins sur mes pas,  à la rencontre de mes ancêtres J’espérais apprendre d’eux en quelle année nous étions puisque je faisais un voyage temporel! Mais au lieu de m’attendre pour discuter,  ils se détournèrent, s’éloignant de moi…

Je les suivis et vis se présenter au loin ma grand-mère qui avait, pour l’heure, le même âge que moi. Nous arrivâmes dans un jardin qui me rappela des heures de jeux avec mes cousins ; j’étais dans les lieux connus de mon enfance. Curieusement nous revînmes  à notre point de départ et le photographe, de nouveau présent, nous dit au revoir…  sans avoir pris la photographie mais en me faisant  un clin d’œil!. Ce ne fut qu’à cet instant que je reconnus en lui  le fumeur de pipe que j’avais rencontré en sortant la poubelle.

Je voulus revoir l’image qui était dans ma poche mais lorsque je la sortis un flash m’éblouit… je me réveillai dans un lit d’hôpital, fort étonné et seul… Ma mère entra alors et m’expliqua ma situation.

Elle m’avait retrouvé près de la poubelle avec la photographie dans la main. Les examens n’avaient rien expliqué de mon évanouissement ; c’était comme si j’avais dormi pendant une journée alors que je savais revenir de toute une éternité! 
La photographie me parut alors bien banale quoique l’air débonnaire  de mes arrière-grands-parents achevât de me persuader de ma vocation… Je serai photographe.

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"Linguisticopenseurs artisticoécrivaillons"!
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Un commentaire pour Benoit (2014):

  1. Benoit dit :

    Vous avez trouvé une très bonne fin. merci beaucoup 😉

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