Julien (2014):

    J’étais en train de regarder des photographies de ma famille que mes parents avaient archivées afin d’illustrer un arbre généalogique que je composais.
   Une photographie de mes arrière-grands-parents, assis autour d’une table pour fêter leurs cinquante ans de mariage, attira mon regard.
Le fait de retrouver sur ce cliché la table même où javais installé mon P.C. me poussa aussitôt à l’utiliser dans mon arbre de famille afin d’illustrer le tronc ancestral. Mais les problèmes rencontrés pour obtenir toutes les dates de naissance me perturbaient encore. Je finis tant bien que mal par terminer l’ensemble en consultant fréquemment les livrets de famille mis à ma disposition.

Interrompu par ma mère qui voulait que je mette la table, je ronchonnai en déplaçant mon ordinateur mais bientôt, je fus captivé par le son des éléments que je posais sur la table que je trouvai soudain divine.
Son bois brillait, poli avec soin. Maman l’avait recouvert d’une simple protection transparente en plastique épais qui permettait d’en voir les veines. Les pieds massifs et élégants à la fois en faisaient la solide base de nos repas familiaux.
Je revis alors la tête de  mes ascendants,  m’imaginai en face d’eux pour pouvoir les connaître tout en déposant une assiette..

Et ils furent là, entourés d’un grand espace blanc. J’étais assis en face d’eux, près de deux jeunes gens qu’il me sembla connaître,  à l’anniversaire de ceux qui étaient  déjà disparus à ma naissance!

En me voyant, Mamie Ginette parut très étonnée car j’étais assis juste à côté de leur petit-fils à qui je ressemble beaucoup, par force. Elle m’adressa quelques mots banals et me demanda de lui rappeler qui j’étais, accusant sa mauvaise mémoire légendaire.

Troublé par l’incapacité où j’étais de répondre sans déclencher l’incompréhension, un  véritable cataclysme, je gagnai du temps en reposant le verre que je trouvai fort heureusement à ma main et quand le pied toqua la table, je reconnus ce son.

   – Eh bien Julien, dit en riant ma mère, sur laquelle je levai des yeux agrandis par un étonnement littéral. Tu penses trop fort !! On dirait que tu as vu un fantôme! Et dans son regard clair, je reconnus l’air malicieux de mon arrière grand-mère, dont la permanence me fit répondre sans plus réfléchir que je venais de voir des fantômes.Tous se mirent à rirent. Ah !!!! s’ils avaient su.

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