Laura (2014):

Ce matin-là, je me réveillai dans la chambre de mon oncle et de ma tante Lily, la sœur de Maman, chez qui nous passions Noël et j’aperçus, sur le mur d’en face une vieille photographie de ma grand-mère.
Je me posais depuis toujours beaucoup de questions sur elle et en particulier sur le magnifique collier qu’elle portait autour de son cou et que j’avais déjà vu… autour du cou de ma tante.
Pourtant ma tante n’était que l’une des jumelles de ma grand-mère mais ma mère l’aimait si tendrement qu’elle ne lui avait jamais envié cet héritage.

Je sortis pour me rendre à la cuisine mais me perdis entrant dans la pièce. La porte demeura grande ouverte, je vis ma grand-mère qui sortait le collier du tiroir et le mit. Derrière elle mon grand-père l’attendait avec un appareil. Je vis par la fenêtre six beaux enfants qui jouaient dans le jardin dont deux jumelles: maman et tante Lily, à dix ans. Je descendis les rejoindre pour discuter avec ma maman.  Ma tante s’approcha de nous. Elle semblait contrariée et dit à ma mère quelques paroles agressives dans lesquelles je compris qu’elle lui reprochait  d’avoir toujours été la moins aimée de la famille. Ma

grand-mère survint, qui avait entendu le reproche et qui  lui affirma que ce n’était pas vrai du tout. Elle demanda à Lily ce qu’elle pouvait bien faire pour la persuader de son erreur. Ma tante énervée, s’exclama machinalement qu’elle ne le croirait que lorsqu’elle gagnerait à la loterie…

A ce moment précis, mon aïeule la prit au mot et
défit de son cou le collier qu’elle portait pour le lui tendre en affirmant qu’il était désormais à elle, puisque sa sœur, ma Maman, savait, elle, combien elle était aimée: elle n’avait pas besoin de preuve et ma mère sourit en acquiesçant. Ma tante  fut pétrifiée d’étonnement, un peu honteuse et  incrédule. Alors ma grand-mère le lui passa au cou et leurs mains se croisèrent sur le collier…
Ce fut en cet instant que je me retrouvai dans la chambre de ma tante pour l’entendre me dire qu’elle m’offrait le collier de famille parce qu’elle n’avait pas eu et n’aurait plus désormais d’enfant: j’étais l’héritière de l’amour familial.

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Un commentaire pour Laura (2014):

  1. Mouisset dit :

    Avec les changements qui ont été faits, j’ai bien aimé cette rédaction!
    Laura

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