Roxane (2014):

    Un jour d’hiver, j’étais dans le salon, je regardais une photographie de ma famille sur laquelle on voyait mon arrière-arrière-arrière grand-mère, Suzanne, mon arrière-arrière grand-mère, Jeanne, mon arrière-grand-mère, Lucette, ma grand-mère, Danielle et mon père, Éric. Mon père m’avait souvent répété que c’était une photographie qu’on ne voyait  pas souvent: cinq générations ensemble! J’observai que ma mamie ne souriait pas: elle n’avait pas l’air d’être contente d’être immortalisée ce jour-là!
Je sortis pour arroser les plantes, puis je sentis une forte chaleur d’été et un vent chaud sur mon visage. Je perçus le coassement d’une grenouille dans le beau buisson que j’arrosais; je me baissai pour la voir mais une fois que je fus  accroupie, elle sauta loin de moi.

Je me relevai, et j’avais si chaud que je quittai ma doudoune et mon écharpe. Le soleil m’éblouissait et j’avançai vers un arbre pour m’abriter du soleil quand je crus voir quatre personnes poser pour réaliser une photographie qui avait l’air importante. Plus je m’approchais, plus je voyais la ressemblance entre l’image trouvée à la maison et ces personnes. Je restai derrière mon arbre, cachée, et je compris que c’était les membres de ma famille: Suzanne avait mis du vernis, qui n’avait pas séché, exprès pour la photo quand soudain la grenouille surgit de nulle part et sauta sur elle.  Suzanne se débattit du mieux qu’elle put, ma mamie vint prendre la grenouille pour la mettre par terre…  Et se mit à rire, le photographe appuya sur le déclencheur à ce moment précis. Et je me rendis compte seulement à cet instant que je voyais bien  que les membres de ma famille parlaient en souriant mais…  leur bouche ne bougeait guère et les sons ne me parvenaient pas. Je sentis mes paupières lourdes mais je ne doutai pas de leur présence réelle.

Alors j’entendis ma mère, qui m’appelait pour me mettre à table. J’accourus vers elle et elle me demanda pourquoi j’étais restée aussi longtemps dehors. Je lui parlai du banc du jardin et, soudain,  j’eus froid, très froid.

Elle m’envoya  me passer un peu d’eau sur le front, que j’avais en sueur, non sans me reprocher d’avoir quitté ma doudoune. Je m’assis sur le canapé, à côté d’elle, et elle me questionna pour savoir ce que j’avais. Je luis répondis que j’avais rencontré les membres de notre famille, et elle se mit à rire en croyant à une plaisanterie tandis que je regardais la photographie…où, ébahie,  je vis que ma mamie souriait.
Détournant le regard vers l’extérieur, je remarquai, par la fenêtre, la grenouille qui sautait…  avec une tâche rose sur le dos… Le vernis de Suzanne , sans doute!

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Un commentaire pour Roxane (2014):

  1. Roxane dit :

    Bonsoir Madame,
    J’apprécie les modifications de mon texte, je ne vois aucune faute d’orthographe.
    J’ai bien apprécié le texte de Léa.
    A bientôt et merci. Roxane

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