Valentin (2014):


Un beau jour où le ciel était clair et dégagé, je décidai de faire une promenade à vélo avec un ami. Deux heures de fou rire dans de magnifiques paysages provençaux nous ravirent, mais tous les bons moments ont une fin, et mon ami rentra chez lui. Je me décidai donc à prendre le chemin du retour, moi aussir, d’autant que je me sentis bien fatigué soudain.

Sur la route je vis un chevreuil ou un animal de ce genre. Je partis donc à sa poursuite : je descendis de mon vélo et m’approchai tout doucement d’un arbre, au pied duquel je trouvai le vieux
chapeau souvenir de mon arrière-grand-mère dont ma mère avait récemment coiffé l’épouvantail à mon grand effarement et tout d’un coup des oiseaux se mirent à voler autour de moi et leurs battements d’ailes me firent oublier toutes mes récentes courbatures.
je m’éloignai de l’arbre et m’approchai de mon vélo pour ne plus trouver… qu’un tricycle ! Surpris je réalisai que j’avais de toutes petites jambes … un peu effrayé par ce rajeunissement soudain, je montai sur le tricycle et partis en direction de la maison. Le plan de la ville n’avait pas changé. Quand je tournais à gauche, il y avait bien une route  de ce côté et quand je tournais à  droite, une ruelle se faufilait bien entre des maisons qui n’étaient pourtant plus les mêmes!
Une fois à la maison, je trouvai ma mère, affolée,qui me demanda où j’étais passé et je lui répondis tout simplement « En balade avec un ami! ». Ma mère me gronda mais j’étais fasciné par sa jeunesse et ne fus guère chagriné. J’entendis alors que Mémé était la ; bizarrement je ne pus me retenir de m’exclamer -Mais mémé est morte, il y a 6 ans ! -Oui, mémé Rose la mère de papa, mais c’est mémé Rosette, ma maman, qui est là.  Je compris alors que j’étais bien retourné dans mon enfance. Je rentrai dans la salle à manger où je vis, assis dans le fauteuil, ma Mémé adorée. Sans un mot, je me jetai dans ses bras et elle rit de bonheur. Je vous mentirais si je ne reconnaissais pas que j’en tirai un bonheur infini. Ce fut un câlin mémorable car elle me raconta une histoire dont elle avait toujours eu le secret. Ma mère rentra dans la salle à manger avec des crêpes, du sucre, de la confiture et toutes les senteurs de mon enfance m’emplirent de contentement.
Nous mangeâmes tranquillement puis elles voulurent que j’aille me reposer, ignorant ce que ce congé pouvait signifier pour moi. Mais elles avaient une telle force de persuasion à elles deux que je dus obéir
.
Une fois dans le lit, je m’endormis, le sourire aux lèvres.

Quand je me réveillai ; j’étais l’adolescent bercé par le chant des oiseaux qui étaient présents. Un chevreuil broutait près du chapeau, pour lequel je pris peur et je m’en emparai comme d’un trophée pour retourner chez moi sur mon VTT dont la vélocité accentuée par mes jambes d’adolescent me ravit. Ma mère ne comprit pas pourquoi j’avais  « rapporté cette vieillerie, ce chapeau tout mité! » mais elle apprécia mes crêpes et me confia « Tu les réussis mieux que Mémé Rosette ! »

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2 commentaires pour Valentin (2014):

  1. J’ai effectué les précédentes corrections que tu m’as demandées (qui étaient fort bien vues) mais je ne vois pas cet »aussi/r »-là. Peux-tu me repréciser où il se trouve, STP?

  2. Morganne M dit :

    Bonjour
    C’ était juste pour vous signaler que vous avez écrit  » aussir  » au lieu de  » aussi  » .
    Recevez toutes mes amicales salutations, Morganne

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