Vincent (2014):

Un soir mes grands-parents vinrent à la maison pour dîner. Pendant le repas, mes parents parlèrent de leurs souvenirs d’enfance par exemple quand ils faisaient des bêtises.
En écoutant leurs récits, mon regard tomba sur le tableau accroché au mur, la photographie du couple de mes grands-parents, au sortir de l’église, le jour de leur mariage. Pour mieux les voir, je déplaçai le vase de fleurs que maman avait placé au centre de la table. Dès que mes doigts se furent posés sur le verre, j’eus un net problème de vision trouble, puis je retrouvai toute l’a netteté de ma vision et regardai la pièce et les gens qui m’entouraient…
C’était bien le salon mais ceux qui dînaient là avaient changé.

En les regardant plus attentivement mes grands-parents , je les vis soudain très jeunes et ils riaient avec de jeunes adultes qui me rappelèrent mon père et… ses sœurs, mes tantes.
La belle femme, dans le coin, là, était ma mère et elle me ravit par sa beauté resplendissante. Elle se tourna vers un petit garçon que je n’avais pas remarqué auparavant car il était presque totalement caché derrière le vase du centre de la table dont les fleurs roses attirèrent mon regard au moment où mon grand-père commença le récit d’une blague: «On interviewait récemment à la télévision un couple qui fêtait ses 50 ans de mariage, raconta-t-il malicieusement. Après la foule de questions habituelles, continua-t-il, on demanda au mari si pendant ces cinquante années d’union, il avait quelquefois songé au divorce… le vieux mari répondit très fort:
– Non. Mais il ajouta rapidement:
– Le divorce, jamais, mais le meurtre, plusieurs fois !».
Je ris tellement fort que mon grand-père radieux lança à mon père: «Votre voisin est mon meilleur public !».
Le terme de « voisin » me rappela que Papy ne savait pas qui j’étais et me remémora le petit garçon mystérieux que je voulus mieux voir. Comme tout à l’heure, il était caché par le vase.

Je voulus lui demander son prénom et au moment où je déplaçai le vase pour apercevoir son visage, je sentis ma tête tourner.
Quand le malaise se dissipa, m
on grand-père racontait de nouveau sa blague et je ne pus m’empêcher d’en exprimer la chute en même temps que lui puis de m’exclamer : « Grand-père, on la connaît déjà ! ».
C’est en remarquant sa surprise que je le vis de nouveau aussi âgé qu’aujourd’hui et pendant que je rencontrais les regards désolés de ma grand-mère et de ma famille, dans leurs visages actuels, je l’entendis me répliquer: «Comment se fait-il que tu la connaisse déjà, je ne l’ai encore jamais racontée, c’est le voisin qui me l’a dite hier!»
J’étais si satisfait d’être redevenu son petit-fils, que, rempli d’affection pour mon aïeul et en le regardant de nouveau sur la photographie encadrée, je lui concédai aussitôt, au grand soulagement de tous : « 
 Tu as raison, j’ai dû rêver. Et puis tu la racontes si bien. qu’on pourrait te croire si on ne connaissait pas Mamy! »

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Un commentaire pour Vincent (2014):

  1. Lifante Vincent dit :

    Bonjour Madame,
    Le résumé me convient parfaitement.
    J’ai regardé les éléments que vous aviez rajoutés et je les trouve très bien pour ce texte. Je vous dis: « à bientôt! »
    Vincent.

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