Les textes de Jade (2013):

B. Le résumé de La cafetière de Gautier:
.          Le narrateur, Théodore, est invité avec deux compagnons chez un ami. Celui-ci se retrouve dans sa chambre, le soir, et un vieux personnage joufflu survient alors et libère les personnages peints et cousus des cadres , et les meubles s’animent. Tous prirent le thé en regardant la pendule.
.          Quand minuit sonna, les personnages dansèrent, sauf une jeune fille que Théodore remarqua pour sa beauté, il l’invita à valser toute la nuit durant. A l’aube, Angéla se sentit lasse et demanda à se reposer. Tous les personnages commencèrent à rentrer dans leurs tableaux respectifs et la jeune fille se changea en cafetière, et se brisa. Théodore s’évanouit.
.          Le matin suivant, ses compagnons le réveillèrent, Théodore, choqué, se mit à dessiner machinalement, et les traits prirent la forme du visage de la jeune fille avec qui il avait dansé toute la nuit. Celle-ci était la sœur de son hôte, elle était décédée depuis plusieurs années.

C] Changement de point de vue :
.          « La nuit dernière avait été des plus somptueuse. Je me souviens encore des drapés de ma robe de  dentelle qui virevoltaient autour de nous aux rythmes cadencés de la musique accélérée du bal. Cette soirée avait vraiment été fantastique. Puis, comme chaque soir, l’effrayante pendule sonna l’heure et nous nous éclipsâmes tous sans bruit dans nos œuvres d’art respectives. La tapisserie s’entrouvrit et nous retournâmes à notre sempiternelle place de figurants immobiles et figés, en attendant le soir suivant impatiemment. Je m’étais faite très belle pour ce soir-là, revêtue de la plus élégante de mes robes de soie qui flottait magistralement lorsque je valsais.
.          L’heure tant attendue arriva enfin et nous nous préparâmes tous à sortir de nouveaux de nos tableaux si bien que lorsque le vieillard joufflu nous permit de sortir de nos cades, nous jaillîmes avec empressement, nous jetant sur lui qui eut à peine le temps de s’écarter. Mais lorsque nous arrivâmes dans la pièce, un certain Théodore, subjugué, était planté là, nous dévisageant de haut en bas comme si nous eussions étés munis de cornes en plein milieu du front ou comme si nous venions d’un autre monde. Cet  homme suscita une certaine gêne entre nous, qui sommes d’habitude si joyeux. Nous prîmes donc le café sans dire mot, fixant désespérément les aiguilles de l’horloge qui prenaient,  décidément, tout leur temps.
.          Quand arriva enfin l’heure du bal, nous ne nous retînmes plus et nous dansâmes, plus festifs que jamais ! Quand nous dûmes nous arrêter parce que nous étions devenus incapables de faire un pas de plus… l’étrange visiteur qui avait malheureusement choisi Angéla comme partenaire de valse, celle que nous savions tous fragile face à l’amour prit le relais et ce qu’il  devait arriver arriva: sa cafetière se brisa…  ainsi que le cœur du jeune homme amoureux.
Et cette agréable soirée se finit avec une touche tristement dramatique.

D) les sens abstraits de « froid »:

Jade

.          Elle n’avait pas froid aux yeux pour affronter du regard un homme d’apparence si angoissante, pensait-on certainement.

.          Mais si, aux autres, il donnait froid dans le dos avec ce genre de visage… si impassible qu’il aurait pu rester froid devant les pleurs des enfants les plus attendrissants qu’il existât… à elle,  cette apparence ne faisait ni chaud, ni froid. Ils avaient été si proches…

.          Et c’est avec une grande force de caractère qu’elle restait en froid avec lui.

.          Froide, et distante…  En quelques regards fâchés, elle jeta ce jour-là un froid pesant entre eux qui lui fit payer [la distance qu’il avait lui-même installée].

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