Les textes de Leslie (2013):

A) Le portrait de Charlotte par Leslie:

            Ma voisine de classe est sans conteste une magnifique jeune fille, assez grande et mince. Des cheveux mi-longs désormais bruns, clairsemés de reflets cuivrés encadrent son visage fin et ovale. Sa peau blanche fait ressortir le vert de ses yeux, qui lui donne un regard vif, ainsi qu’un bouche légèrement rosée et pulpeuse.
Charlotte demeure très sympathique et possède un grand sens de l’humour tout en étant généreuse.
Son rire communicatif retentit souvent, et quelquefois sans raison apparente.

B. Le résumé de La cafetière de Gautier:

            Théodore est hébergé dans une chambre, dont l’atmosphère devient bizarre.
Les personnages des tableaux prennent soudainement vie ainsi que des objets ; un bal commence. Il remarque alors un très belle jeune fille.  Ils dansent ensemble et se séduisent mais à l’aube, la fille s’écroule redevenant cafetière de porcelaine.
Le lendemain, sur une feuille, il dessine machinalement la cafetière puis les traits se précisent et présentent la silhouette de la jeune fille. L’hôte lui explique alors que c’est sa sœur, décédée deux ans plus tôt.

C] Changement de point de vue:

            » A chaque nouveau venu, la même aventure nous arrive. Nous avons une mission : jouer avec les plus profondes peurs de la personne. Je suis Margarita Pollinska, une ancienne chanteuse. Depuis quelques temps, je me lasse de tout cela ! Nous n’inspirons aucune autre réaction que la frayeur et encore à la frayeur. Sans se douter, le visiteur viendra, innocent comme un enfant qu’on n’informe de rien, et repartira traumatisé. Quand il essaiera de se convaincre qu’il a rêvé, dans les profondeurs de son âme, il sera convaincu du contraire.
Voici le nouveau qui pénètre dans la pièce, et découvre notre décor sans fronde joie. « Théodore » comme l’a appelé le majordome, va se coucher. Et tout recommence : l’argenterie prend vie : les yeux fatigués du jeune homme s’écarquillent telles des soucoupes prêtes à s’envoler. Selon le même scénario, ses muscles sont paralysés : il devient un spectateur ensorcelé. A mon tour, d’entrer en scène et de chanter ma célèbre chanson pendant que mes compagnons dansent, nous suit longtemps, cependant l’effroi de ce bel inconnu disparaît quand il aperçoit la sublime Angela. J’essaie tout de même de le faire changer de direction, mais il semble ébloui par tant de beauté. J’augmente la puissance de mon chant, je passe de l’aigu au grave ; j’emploie tout mon art de soprano. Jamais auparavant, je n’avais chanté ainsi ! Cependant, rien ne distrait les jeunes gens, qui discutent ensemble.
Je m’arrête de chanter pour observer les amants, danser amoureusement. Tous, nous sommes spectateurs de cette scène d’amour. Il est cinq heures, et le couple s’est assis sur le même fauteuil. Les premiers rayons soleil éclaireront la chambre d’ici quelques minutes et soudain, la belle aux cheveux d’or s’effondre et se brise en mille éclats de porcelaine. Mais, mettons-nous d’accord une cafetière ne sert qu’au service du café ! Le prochain visiteur n’aura d’yeux que pour moi, la splendide Pollinska, je me vois déjà l’envoûter de mes yeux perçants. J’imagine mon avenir au côté de ce beau garçon… en attendant comme un personnage de tapisserie n’a pas de rêve comme ceux-ci, une voix me ramène à la réalité :
« il est l’heure, mes amis. »
Le gardien de l’horloge annonce la fin du bal. Le bel inconnu s’effondre comme Angela, quelques minutes plus tôt, et nous nous disparaissons, pour mieux revenir. N’est-ce pas ce qu’on dit ?
Personne encore n’a réussi à percer le secret de la chambre aux tapisseries… »

D) les sens abstraits de « froid »:

leslie

            « Cher journal,
Cela fait dix ans, jour pour jour, que je suis en froid avec lui. Il n’avait pas à me voler l’être le plus cher à mes yeux. Quand il me l’a arraché, [ce voleur] est resté froid devant mes pleurs. Comme il n’avait pas froid aux yeux, il a osé affirmer à tout le monde que lui seul savait l’aimer. Il l’a même crié par la fenêtre !
Maintenant, quand il demeure dans la même pièce que moi, la moindre allusion faite par l’un de  nous jette un froid insurmontable. Malgré son regard innocent, je sais ce qu’il a fait et je m’en souviens dans les moindres détails. Je ne veux pas qu’il recommence… Toute cette histoire te donnerait froid dans le dos si je te racontais tout ce que j’en sais.
Oh, il a bien fait semblant de s’excuser mais ces bonnes paroles ne m’ont fait ni chaud ni froid. Le seul moyen de retrouver ma confiance serait… qu’il me rende Nono. Je ne peux plus vivre sans mon ourson en peluche ! Nous avions trois ans… Et j’en demeure rancunière à jamais. »

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