Les textes de la sixième 8 (2011 élèves de Mme Renault):

Les ennuis du petit chaperon rouge et la rencontre du lapin blanc avec Alice
          La nuit suivante, toujours tenue réveillée par sa sœur, Shéhérazade se mit à raconter au Sultan l’histoire des ennuis du petit chaperon rouge et la rencontre du lapin blanc avec Alice.
          « Sultan, vous connaissez le petit chaperon rouge et la petite Alice!
          Un jour, comme tous les jours, le petit chaperon rouge partit voir sa grand-mère qui habite dans la forêt en chantonnant.
          Pendant ce temps, Alice vit passer un lapin blanc dans son jardin. Alice voulut suivre le lapin.
          Elle courut, courut aussi vite qu’elle le put sans s’arrêter une seconde. Arrivée dans la forêt, Alice  croisa le petit chaperon rouge.
Alice dit:
          « -Bonjour, tu ne serais pas le petit chaperon rouge ? Mais que vas-tu faire dans la forêt ?
          -Oui ! Je suis bien le petit chaperon rouge et je vais voir ma grand-mère dit le petit chaperon rouge.
          -Tu veux bien m’accompagner pour chercher le lapin blanc ? » Demanda Alice.
          Le petit chaperon rouge répondit:
          « Oui, je veux bien, puis c’est dans ma direction. »
          Puis elles partirent ensemble.

Le chaperon maléfique
           Il était une fois le petit chaperon rouge. Il se rendait chez sa grand-mère. Sur le chemin, le chaperon rouge fit une bêtise, et comme ce n’était pas son genre, elle eut peur et vit son côté obscur sortir : le chaperon maléfique qui sortait d’elle avait son apparence… Peu de temps après, le petit chaperon rouge fut accusé d’avoir commis plein de bêtises… Ce n’était pas elle, mais personne ne la croyait ! Alors qu’elle revenait de chez sa grand-mère, quelqu’un lui dit : « Tu n’as pas honte de faire cela ? » Et le chaperon lui répondit « Quoi ? Qu’ai-je fait ? J’ai fait quelque chose de mal ?»,  « Oui », et le petit chaperon rouge répondit : « Je suis désolée ! » mais une foule se précipite déjà sur elle et tout le monde l’accuse. Elle pleure. Là, elle vit le chaperon maléfique habillée de noir qui dit : « J’ai fait ces bêtises mais c’est toi qui en paies les conséquences ! Wa ! Ha ! Ha ! »

Le tyran métamorphosé en abeille
            Il était une fois, dans la Grèce antique, vers Thèbes, un homme qui se comportait en tyran envers son peuple. Tous étaient ses esclaves, les impôts étaient élevés. Les autres rois le craignaient. Un jour, alors qu’il venait de tuer un paysan parce qu’il n’avait pas eu beaucoup de récolte, le dieu Zeus apparut devant lui et lui dit : « As-tu déjà eu pitié de quelqu’un dans ta vie ? Non ? Eh bien, soit ! Moi non plus je ne vais pas avoir pitié de toi, misérable ! »
            Et il disparut.
            Soudain, le tyran rapetissa, ses bras devinrent des ailes et ses jambes se changèrent en un gros dard. Trois paires de pattes poussèrent. Il jaunit et des rayures noires apparurent sur tout son corps. Des antennes se développèrent sur sa tête, ses yeux grossirent. Il devint abeille.

Le petit chaperon rose et Alice
            Il était une fois une petite fille que tout le monde appelait « le petit chaperon rose » car elle était vêtue d’un chaperon rose. Elle était brune aux yeux bleus. Elle adorait Lewis Caroll. Elle avait lu tous ses livres, mais celui qu’elle aimait par-dessus tout, c’était Alice au pays des merveilles.
            Un jour, alors qu’elle somnolait tranquillement sur une branche d’arbre, elle vit un petit lapin blanc tout à fait ordinaire. Elle pensa à son livre préféré et elle descendit de son arbre pour se lancer à la poursuite du lapin, quand tout à coup elle vit un terrier. Une de ses chaussures tomba dans ce terrier et elle s’élança à sa recherche. Le terrier était beau, il y avait plein de beaux tableaux accrochés aux parois. Le petit chaperon rose paniqua car elle vit le lapin blanc dans un chaudron géant. Elle continua néanmoins à chercher sa chaussure.

La punition de Dieu
                Il était une fois un petit garçon qui se promenait souvent dans le quartier. Personne ne l’aimait car il se moquait toujours des personnes qu’il rencontrait dans la rue. Même sa famille ne l’aimait pas car  il ne faisait que des bêtises. Ses parents le mirent en garde que si il continuait à être méchant, les dieux le puniraient. Mais le petit garçon n’écouta pas les conseils de ses parents.
Un jour, alors qu’il se moquait d’une vieille dame qui boitait, il entendit une grosse voix qui venait du ciel. C’était le dieu Minos qui décida de le punir de sa méchanceté. Il lui jeta un sort et ses bras se transformèrent en tentacules, ses jambes en pattes d’oiseau. Quant à son visage, c’était celui d’un alien.

Croire aux dieux
                Une jeune adolescente qui vivait à Athènes ne croyait pas aux dieux. Mais le problème était qu’elle était elle-même mi-humaine mi-déesse et qu’elle ne le savait pas. Ses parents, sans lui faire part pour autant de ses origines, firent leur possible pour qu’elle croie aux dieux. Rien n’y fit. Elle blasphémait sans cesse.
                Alors, sa véritable mère, Athéna, lui apparut et lui dit : « Ma fille, tu nous manques de respect, à nous les dieux. Tu dois changer. Subis donc une transformation qui te fera du bien. » Et là, la jeune fille vit ses yeux se rapprocher l’un de l’autre, son nez s’enfoncer sur sa tête, ses jambes et ses bras former un cercle : elle rétrécit de plus en plus jusqu’à ne plus mesurer que trois centimètres. Sa tête s’aplatit comme tout le reste de son corps. Elle était devenue une bague.

La métamorphose de Rodos
                Le gros et fort Rhodos était le plus gros mangeur de viande. Enfin, il le prétendait. Et par ses grands talents de mangeur, il voulait rivaliser avec Dionysos en personne. Donc, il y eut un défi. Fut dressée une table de 250kms de long avec toutes sortes de viandes de bœuf, de poulet, de veau…Chacun des participants avait trente minutes pour engloutir un maximum de viande. Le coup de feu à peine tiré, Rhodos avait déjà parcouru 5kms, tandis que Dionysos n’était qu’à un kilomètre de distance du point de départ. Rodos finit le parcours au bout de vingt minutes et Dionysos au bout de vingt-sept minutes. Déçu d’avoir perdu, Dionysos se mit dans tous ses états et frappa Rodos de toutes ses forces. Rodos eut peur de mourir. Il prit un bout de viande et se l’enfonça dans le crâne. Dionysos eut pitié de lui, le soulagea et lui dit : « vis donc, mais reste accroupi comme un carnivore ! Et pour que ton avenir soit menacé, je veux que ce même châtiment frappe toute ta famille. » Il prit un bout de viande, le mit dans un bocal rempli de poison et le lança sur Rodos. Le dos de Rhodos fléchit de plus en plus, ses jambes devinrent poilues, ses ongles se transformèrent en griffes, sa bouche devint une gueule, ses dents s’agrandirent en pointes, une queue poussa sur son arrière-train : il fut un lion !

Nina, le poisson
                Un jour, une femme du nom de Nina, pritla mer. C’était une femme orgueilleuse et jalouse, qui ne respectait rien ni personne. Elle polluait les fonds marins avec ses déchets. Les dieux voulaient la punir. Ellepécha donc un poisson pour se nourrir. Soudain, Poséidon apparut accompagné de Chronos. Nina commença à dire :
         « – Qui êtes-vous pour me déranger de la sorte ?
–         Poséidon et Chronos.
–         Que faites-vous là ?
–         Nous sommes là pour te punir.
–         Moi, mais pourquoi ?
–         Tu as jeté des choses dans la mer et t’en vantes. »
Chronos, en colère, ajouta :
          « Oses-tu prétendre n’avoir rien fait ? »
Poséidon jeta un sort avec son trident et dit :
          « Tu vas rejoindre les profondeurs de la mer ! »
Et, prononçant ces mots, il rajouta :
          « Tu es bête comme un poisson rouge ! »
                Nina commença à avoir des écailles rouges, une petite nageoire orange et une petite bouche bleue.

La métamorphose de Luis
            Luis était l’Art incarné! Ses peintures étaient une beauté. Luis confia ses peintures à son frère Racar qui alla les vendre. Et un beau jour, Apollon vint faire une petite visite dans la ville de Luis. Il vit que Luis remportait beaucoup de succès avec ses peintures, et Luis déclara devant des dizaines de gens qu’il était le meilleur peintre du monde. Apollon dit à Luis:
            Tu prétends être le meilleur peintre du monde. Pour le prouver, tu dois me battre. Nous allons faire deux peintures différentes et les dieux diront quelle est la plus belle. Luis répondit: « Avec joie! »
            Et le duel commença. Luis fit un cygne sortant de l’eau sous la lumière et Apollon fit douze dieux de l’Olympe tenant la main de Zeus. Les dieux virent que la peinture de Luis était plus belle que celle d’Apollon et déclarèrent qu’il avait remporté le duel. Apollon se mit dans une colère noire. Il fit tomber des étoiles de la galaxie. Apollon dit:
« Puisque tu aimes tant la peinture, tu vas devenir toi-même une peinture. »
            A ce moment-là, il prit du sang de Luis, le jeta sur un tableau et envoya ensuite de la peinture ensorcelée. Le tableau se transforma en pinceau et Apollon frotta le pinceau sur Luis. Son corps devint toile, sa peau blanchit, son visage s’aplatit et sa bouche esquissa un mystérieux sourire….

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