La fin des textes de la sixième 8 écrite par la sixième 6 (élèves de Mme Laffond):

Les débuts de textes écrits par la sixième 8 sont ici.

Suite de Le petit chaperon rose et Alice :
Elle chercha et, tout absorbée par cette recherche, ne vit pas le trou dans lequel elle tomba. Elle se demanda où elle était , inspecta les lieux et au bout d’un moment, comprit qu’elle était piégée . Elle cria :
« Au secours , venez m’aider ! Je suis enfermée !  »
Mais personne ne l’entendit . Tout à coup , elle entendit une voix étrange :
« Mon cher petit enfant, que fais-tu donc là ?
– Je suis le Petit chaperon rose et je cherchais ma chaussure lorsque je suis tombée dans ce trou ! Et vous, qui êtes-vous ?
– Je suis la sorcière Carabosse et tu es tombée dans mon cachot . Tu es justement l’ingrédient qui manquait à ma soupe et qui me permettra de rajeunir et d’obtenir l’immortalité. Le lapin et la chaussure sont aussi deux ingrédients indispensables et il ne m’en manque plus qu’ un: le Petit Chaperon Bleu, il sera le dernier!  »
La sorcière repartit, laissant la fillette en larmes . Le Petit Chaperon Bleu, qui prenait la même route que le petit chaperon rose et qui était connu pour son étourderie, tomba aussitôt dans le même trou ! Cela fit cesser les larmes de la fillette et ce fut un véritable coup de foudre entre les deux chaperons. Ils se prirent par la main , et par la force alliée des chaperons , se transformèrent en petits lapins. Tous deux passèrent entre les barreaux et réussirent à se sauver Puis il leur vint à l’esprit de récupérer la chaussure et le lapin prisonnier du chaudron. Ils les récupérèrent et prirent la fuite , laissant la sorciére toute seule et désespérée . Finalement , les deux chaperons préférèrent demeurer des lapins.Quant à celui qui était tombé dans le trou le premier, il les remercia infiniment et repartit dans les bois sain et sauf .
Depuis ce jour, la sorcière ne fait plus aucune potion ensorcelée car celle-ci a vieilli et ne fabrique plus de potions ensorcelées !

Suite de Croire aux dieux :
Une fois transformée en bague, la jeune adolescente prénommée Marie, paniqua.
Hélas , elle ne pouvait ni crier, ni parler! Athéna, sa mère, la rangea dans son écrin à bijoux. Cependant, la grande déesse avait mal refermé le couvercle et la bague tomba par terre, roula le long des escaliers et enfin atterrit dans la rue. Les passants ne la virent pas et l’écrasèrent. Elle resta donc dehors toute la nuit.
Le lendemain matin, un homme passa et vit la bague dans tout son éclat. Il la ramassa et décida de l’offrir à son épouse. Le soir-même, l’homme attentionné rentra chez lui, appela sa femme et lui annonça: » Regarde ce que j’ai pour toi!  »
Il tendit sa main et sa bien-aimée ne put qu’être ravie. Elle enfila la fameuse bague à son doigt et ils allèrent se coucher. Les jours suivants, Marie ne la supportait plus. En effet, la femme lui faisait endurer de vraies tortures comme se rincer les mains dans l’eau gelée!
Un jour, alors qu’elle faisait la vaisselle dans le parc, la bague glissa de son doigt et tomba sans qu’elle s’en rendît compte. Athéna se trouvait là aussi. Elle vit que la dame avait perdu sa bague et qu’elle était partie sans elle.  Alors la déesse s’approcha de la bague et lui dit:
« Alors tu t’amuses bien au doigt de la vieille dame? »
En fait Athéna pouvait comprendre Marie quand elle parlait.
« S’il-te-plaît mère, rends-moi mon apparence ! Je ne blasphèmerai plus jamais ! Tu as ma parole que je croirai au dieux. Je t’en supplie !  »
– Bien, tu m’as l’air sincère. je vais te rendre ton apparence mi-humaine, mi-déesse.  »
Sur ces paroles, Athéna prononça une formule. Marie perdit sa forme de bague. Elle regagna vite sa taille habituelle et ne fut plus tout aplatie.
Alors elle s’exclama: « Je préfère être l’alliée des dieux plutôt qu’être l’alliance d’une vieille femme !  »

Suite de Nina le poisson:
Poséidon et Chronos, rendus furieux par l’attitude de Nina, unirent leurs pouvoirs et transformèrent la jeune fille en poisson rouge. Nina, dépitée de son apparence nouvelle, voulut s’adresser aux Dieux sans oser pourtant s’en approcher. Elle prit courage et leur dit :« Maîtres, s’il vous plaît …
– Silence !
– Mais je pensais … je croyais…
– Silence, te dis-je !
– Mais pourquoi m’infliger un tel sort ?
– Ignores-tu qui je suis, fillette? gronda Poséidon.
– Mais qui êtes-vous donc?
– Je suis le Dieu des éléments marins, je domine et règne sur tous les océans et les mers de la planète! ».
Chronos prit la parole et ajouta : « – Quant à moi, je suis le Dieu du Temps.
– Je ne voudrais en aucun vous offusquer mais pourquoi m’infliger un tel châtiment? »
Poséidon lui répondit : « En jetant ces déchets dans la mer, c’est tout le peuple sous-marin qui se trouve en danger. Pour toi, il s’agit peut être d’un geste anodin mais tu ôtes la vie à des milliers d’espèces vivant dans les eaux profondes de l’univers. Ces déchets sont toxiques ; la pollution engendre par l’absence d’oxygène la destruction de la flore et donc la mort de centaines d’espèces ne pouvant plus se nourrir. »
Nina , toute sanglotante, lui dit : « Je n’avais pas mesuré les conséquences de mon geste ! »
Chronos lui répondit : « Mon enfant, sache que sur la terre, tu aurais le même comportement et moi Dieu du Temps, je ne peux le tolérer car au fur et à mesure des années, en ayant de tels gestes ce sera la fin de la planète à coup sûr. »
Poséidon ajouta: »C’est pourquoi nous t’avons transformée en poisson rouge. A présent, nage, observe les fonds marins et tu comprendras ! »
Nina exécuta cet ordre et s’aperçut par endroit qu’il s’agissait d’une immense décharge à ciel ouvert à cent mille lieux sous les mers.
Elle revint vers les Dieux, attristée par ce qu’elle avait pu observer, et leur annonça : « Je crois que j’ai compris la leçon … veuillez pardonner mon attitude! »
Les dieux jugeant de la bonne foi de la jeune fille lui annoncèrent : « Soit, nous allons t’accorder un moment de répit. Va, retourne auprès des hommes, répands cette vérité de par le monde et nous te rendrons ta forme humaine ».
Alors, Nina nagea au fil de l’eau, s’approcha de la terre ferme, et son corps retrouva sa jolie apparence humaine.

Suite de La métamorphose de Luis:
Luis devenu toile gisait dans la forêt. Peu de temps après, le directeur du musée de la ville qui chassait, le trouva et considéra qu’il serait fort bien dans son musée. Une fois le tableau fixé à sa bonne place, une foule de gens l’apprécièrent. Il remporta un immense succès !
Une nuit, un voleur qui l’avait convoité, le déroba. Il se nommait Bernard Bord. Il alla se cacher dans sa cabane tout près d’un étang. Chaque soir, sa fille qui l’avait surpris en train de cacher son œuvre, voulait aller admirer celle-ci dans sa cabane. Elle pensait que dans cette œuvre se cachait une vie. Au bout du sixième jour, elle se rendit compte qu’elle éprouvait un sentiment pour le dessin. Elle s’approcha de lui pour l’observer en détail. Soudain, elle sentit un souffle d’air sur ses lèvres provenant du tableau. Son cœur se mit à battre de plus en plus fort, en même temps d’amour et de peur. Elle passa sa main sur la toile et sentit un cœur palpiter. Elle comprit qu’une vraie personne vivait dans le tableau !
La jeune fille posa délicatement ses lèvres sur celles du tableau: c’est alors que le jeune Luis en sortit et fut délivré de son sort. Luis la remercia et lui offrit son cœur, qu’elle accepta sans hésitation, car elle l’aimait déjà !

Suite de Le tyran métamorphosé en abeille :
L’homme transformé en abeille fut désespéré par son apparence.
«Que vais-je devenir?» gémit le malheureux.
Un jour que Zeus se promenait dans l’une des forêts qu’il avait créées, par hasard l’abeille se trouvait là. Elle le piqua dans le cou et celui-ci hurla de douleur.
«Bien fait! J’ai accompli ma vengeance! dit-il en se frottant les mains de satisfaction.
– Tu vas le payer!
– Epargnez-moi, mon Dieu!
– Je vais te punir pour ta témérité: tu seras transformé en dragon et je t’enfermerai dans une grotte pour l’éternité; ces murs sont de granit, il feront cinq mètres de large et la sortie en sera bouchée par un rocher de trente tonnes; tu n’auras que quelques orties pour nourriture et une flaque d’eau pour boisson».
Ceci dit, ceci fait: l’homme devint un dragon enfermé dans la grotte. Grâce à sa force draconique, il pouvait rester longtemps sans ressources. Le treizième jour de jeûne, alors qu’il mourait de faim et de soif, il découvrit une petite faille dans la roche et la dégagea en enlevant les blocs qui étaient autour. Il se fraya un passage. Il se précipita dehors, alla chasser puis alla boire à la rivière comme un goret.
«Je suis libre, enfin! Maintenant je vais essayer de trouver de l’aide auprès des gens malgré mon apparence».
Hélas, chaque fois qu’il demandait de l’aide, les gens prenaient leurs jambes à leur cou et criaient: «Au secours! Un dragon attaque ma maison! Appelez les soldats pour le chasser!!!».
Zeus eut pitié de lui; il lui apparut et lui dit: «Je t’accorde une faveur, voici laquelle: le jour tu retrouveras ta forme humaine, mais au coucher du soleil, tu prendras ta forme draconienne».
L’homme fut heureux car il pourrait demander de l’aide sans être rejeté des gens. Ainsi, le jour venu, il se rendit dans une auberge. Il s’assit à une table où il y avait déjà une jeune fille. L’homme lui raconta son histoire et la jeune fille dit:
«Va au lac de Muraki et bois de son eau, mais attention, ne touche pas au trésor qui est au fond du lac sinon un démon sortira de la grotte d’à côté et te noiera dans les profondeurs».
Le lendemain, il se dirigea vers le lac. Sur place, il le découvrit dans toute sa splendeur, mais repéra aussi son fameux trésor. Il fut poussé par la tentation et plongea pour aller le chercher. C’est alors qu’il entendit un grondement et il sortit de l’eau; le démon lui faisait face:  «Toi…mourir!» hurla celui-ci, fou de rage.
Le soleil se coucha et l’homme se transforma en dragon. Le combat commença et, au petit matin le démon n’en put plus et mourut d’épuisement. L’homme but l’eau du lac, ramena suffisamment de joyaux et de pièces d’or pour subvenir aux besoins de son peuple afin de s’en faire pardonner et jura à jamais de bénir les Dieux et d’être clément envers les siens.

Suite de Minos, Cupidon, Aphrodite:
Minos appela Cupidon et lui demanda :« Pourquoi as-tu jeté un sort à Aphrodite alors qu’elle n’avait rien fait ? »
Cupidon ne se montrait pas, mais après un certain temps, il daigna enfin lui répondre: «Je lui ai jeté ce sort car elle s’est moquée de moi: elle disait que je n’avais aucun succès en amour ! Je l’ai donc transformée en mouche pour que personne ne l’aime. Si elle veut retrouver son apparence humaine, elle doit retrouver l’amour qui se cache au fond d’elle et qu’elle tombe amoureuse de quelqu’un. »
Minos retourna voir Aphrodite et lui dit ce qu’elle devait faire. Aphrodite se mit à rire : «- Je suis la Déesse de la beauté et de l’amour, tout de même ! Je réussirai cette tâche sans problème et retrouverai mon apparence normale.
– Ce n’est pas un tâche facile et tu n’y parviendras pas en un seul claquement de doigts! » réagit-il.
Aphrodite partit relever le défi que lui avait lancé Cupidon. Elle comprit qu’elle avait trouvé l’amour en elle car elle ressentait un sentiment à chaque fois qu’elle voyait Minos. Elle appela Cupidon et le lui révéla. Alors, Cupidon lui rendit son apparence humaine. Elle revint chez elle, alla voir Minos et déclara les sentiments qu’elle avait pour lui. Minos, tout étonné mais heureux, lui répondit que c’était réciproque.
Ainsi, ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps.

suite de  La métamorphose de Rodos :
Ayant agi ainsi, Dionysos s’en alla. Rodos, de son côté s’enfuit dans la savane car son instinct de lion le poussait à agir de la sorte. Dans la savane, il rencontra une tortue munie d’un bâton à l’extrémité dorée. La tortue demanda avec sagesse:
«- Avez-vous besoin de mes conseils, ô roi des animaux ?
– Je ne suis pas un lion, je suis un humain ! s’écria Rodos.
– Pourquoi êtes-vous donc transformé en lion ? s’étonna la tortue.
– Dionysos, le dieu des festins, m’a jeté une malédiction ! dit Rodos avec tristesse.
– Le seul moyen de conjurer le sort est de trouver le Styx, de rejoindre l’Olympe et d’implorer Dionysos pour te faire pardonner ton arrogance! » répliqua la tortue.
Sur ces mots, Rodos s’en alla en direction du Styx.Il marcha des jours et des nuits jusqu’à ce qu’il eût trouvé l’entrée des Enfers dans la montagne obscure. Il ouvrit le chemin des Enfers et vit une rivière de lave: c’était le Styx. Sur la rivière se trouvait une barque en acier; il s’installa dedans et commença à ramer pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il vît une porte d’une blancheur incroyable. Il entra tout ébloui par cette forte lumière, et c’est alors que   Dionysos hurla: « – Que fais-tu en ces lieux, pauvre mortel ?!
– Je viens vous implorer, ô dieu des festins, car nul ne peut vous battre, je vous demande pardon pour mon arrogance! répondit Rodos.
-Tu es brave, tu as reconnu ta faute, tu es donc digne de redevenir humain!» déclara Dionysos.
Sur ces mots, Rodos retrouva sa forme humaine. Et depuis ce jour, il se jura de ne plus jamais défier un dieu!

Suite de La punition de Dieu:
A cet instant, les gens s’affolèrent et crièrent :
« Regardez, Hadès nous envoie une créature de l’Au-delà ! »
Humilié par ces injures, il se cacha derrière sa maison et de son œil d’alien sortit une larme, la première. Alors il rentra chez lui, croyant que ses parents le reconnaîtraient. Mais en passant le seuil de la porte, ses parents s’exclamèrent :
«Ah ! C’est l’œuvre du dieu Hadès! Il vient tout droit du Styx! »
Son propre père menaça de lui couper la tête avec son épée. Après ce choc, le petit garçon apeuré pensa que la meilleure chose à faire était d’aller dans le temple de Zeus sur l’Olympe et d’y faire un sacrifice. Mais il en était si loin! Alors il se cacha dans une ruine et attendit la nuit. Lorsqu’elle fut tombée, il rentra chez lui le plus discrètement possible et prit des provisions pour le trajet. Il se munit aussi de la dague de son père et reprit la route aussitôt. Il traversa de nombreux paysages et tua une foule d’animaux : une colombe, un faon, un faisan…
Arrivé enfin devant l’Olympe, il grimpa sur la colline et offrit à Zeus en holocauste les animaux qu’il avait tués.
Zeus apparut alors, lui disant : «Tu devras pour retrouver ton apparence, accomplir trois bonnes actions avant l’aube! »
Le petit garçon se réjouit à l’idée de pouvoir rentrer chez lui. Il descendit rapidement de l’Olympe et aida le plus de gens qu’il pouvait.
Tout d’abord, il vit une épicerie se faire piller ; il y entra et fit peur au voleur qui s’enfuit. Ensuite, il aida une vieille grand-mère à porter chez elle ses bagages. Et pour finir, il fut obligé de tuer une personne qui menaçait un jeune homme avec un couteau pour lui voler son argent.
Epuisé, il se reposa le reste de la nuit. Quand l’aube aux doigts roses apparut, il grimpa au sommet de l’Olympe. Zeus lui rendit alors son apparence. Mais il devait garder, dans son cœur et dans sa tête, ce terrible souvenir.
De retour chez lui, il mit longtemps à regagner la confiance de ses parents et de la ville. Mais il fit beaucoup d’efforts pour être respecté et promit de ne plus jamais harceler personne.

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