La fin des textes de la sixième 2 par la sixième 5 (2011 élèves de Mme Kara):

Le début des textes de la sixième 2 est ici.

Texte n°1 (suite.) :
            Jens, furieux, du tour que lui avait joué Zeus qu’il pensait si aimable, retourna au château sous l’apparence d’un lion. Là-bas les sujets furent tous terrorisés par l’animal de la savane qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils pensaient tout droit venu des enfers. De peur, aucun n’osa s’approcher de Jens. Le chevalier, exaspéré, rugit de toutes ses forces et les murs du palais tremblèrent. Il s’apprêtait à tuer toutes les personnes présentes dans la pièce lorsque, soudain, lui apparut Zeus. La divinité lui expliqua que s’il suivait ses sombres desseins, il mourrait et qu’Hadès, le dieu des morts, ne lui laisserait jamais de répit même une fois décédé.
            Les propos du dieu des dieux firent réfléchir Jens; il demanda au divin:  « Suis-je donc condamné à vivre sous l’apparence d’un lion ? »  Et Zeus lui répondit: « Oui, à moins que tu réussisses à réparer tes erreurs… Je te laisse trois jours et trois nuits pour cela. » Et il disparut.
            Pour Jens, ces trois jours durèrent autant que trois années. Il avait beau chercher, il ne trouvait pas ce qui pourrait réparer ses erreurs qui lui paraissaient maintenant irréparables.
            Quand le dieu revint voir Jens, celui-ci n’avait toujours pas trouvé de solution… A bout de nerfs, il se mit à pleurer. Il dit au divin qu’il offrirait sa vie pou réparer tout les méfaits qu’il avait commis. Le dieu des dieux, fier de cette leçon qu’il avait donnée à ce chevalier, remonta le temps et ramena celui-ci au moment où il allait empoisonner le plat du roi, Bran. Jens, une fois redevenu humain, réalisa l’erreur monumentale qu’il allait commettre et lâcha le flacon de poison qui alla s’écraser au sol.
            Finalement, Jens ne devint pas roi, il se contenta seulement d’une vie de chevalier. Plus tard il se maria, eut des enfants, il était simplement heureux et ne regrettait pas d’avoir bien agi.

Autre suite du même texte:
[…] Fou de rage, Jens montra les croc et ses griffes sortirent de ses pattes pour attraper Zeus. Les gardes et les paysans qui se mettaient en travers de son chemin furent blessés car Jens ne se contrôlait plus. Il fit beaucoup de victimes et les familles des blessés décidèrent de pourchasser le dangereux lion afin de le tuer.
            Au bout de deux mois, les recherches aboutirent et les chasseurs trouvèrent Jens au fond d’un bois, se régalant de petits animaux. Tout à son festin, l’animal ne perçut pas les mouvements autour de lui et ce n’est que lorsqu’il entendit une forte détonation qu’il comprit. Malheureusement, il était trop tard et il ressentit une vive douleur dansla cuisse. Iltomba lourdement sur le sol et fut incapable de se relever pour échapper aux chasseurs. Après un court instant, il entendit les voix des humains s’éloigner car ils pensaient l’avoir tué et ne souhaitaient pas s’embarrasser de son corps.
            Jens souffrait et il était incapable de se nourrir. Désormais hors de danger, les petits animaux  se multiplièrent et envahirent les champs et les maisons de tous les habitants du village. La situation devenait désespérée et après une langue discussion les villageois tombèrent tous d’accord pour reconnaître leur erreur : ils avaient besoin du lion et espéraient qu’il n’était pas trop tard. Ils partirent à sa recherche lion et découvrirent le pauvre animal, agonisant, au pied d’un arbre. Grâce aux soins apportés par les villageois le lion reprit vite des forces et se rétablit rapidement. Il était à nouveau affamé et mangea tous les petits animaux nuisibles.
            Les habitants heureux et débarrassés de ces vermines portèrent le lion en triomphe comme leur nouveau roi.
C’est à ce moment que Zeus apparut devant eux en déclarant que désormais Jens méritait d’être le roi des humains.

 La vengeance de l’enfant lion :                              
            […] Un matin, il décida de retrouver l’homme qui avait causé tous ses malheurs. Maintenant qu’il était si puissant, il ne craignait plus personne. Par hasard, il découvrit aussi qu’il possédait un autre pouvoir, celui de se transformer quand il le souhaitait : en humain pour errer dans les rues ou en lion féroce et puissant pour intimider ou même tuer.
            Pour commencer ses recherches, il monta sur le toit le plus haut de la ville et scruta les environs. Il savait que l’assassin de ses parents se trouvait encore là car la ville était terrorisée par des crimes atroces commis au sein de familles paisibles.
            Il était là à attendre quand il entendit un cri provenant d’une maison et vit une silhouette s’enfuir. C’était lui ! Enfin il le tenait. Il dévala les escaliers de la maison où il s’était perché et poursuivit sa proie. Il réussit à le rattraper au fond d’une petite ruelle et le reconnut tout de suite, non pas à son physique mais à son odeur écœurante qu’il n’oublierait jamais. Il lui bondit dessus et  lui trancha la gorge d’un seul coup de patte. Bien qu’affamé, il ne put se résigner à dévorer ce monstre qui le répugnait.
            L’enfant était désormais apaisé et il décida de se servir de ses nouveaux pouvoirs pour protéger la ville contre de prochains criminels.

La statue :
            Le garçon  transformé  en statue resta longtemps  caché dans le bureau du sorcier mais lorsque le directeur partit à la retraite, il n’oublia pas de garder son trophée et le ramena  chez lui.
            Pendant ce temps, les parents du jeune garçon étaient désespérés. Bien sûr, ils avaient fait appel à la police, lancé des avis de recherche mais en vain. La police n’avait trouvé aucun indice. Ils se résignèrent alors, après plusieurs années, à vendre au prochain vide-grenier les habits de leur jeune garçon.
            Le jour venu, les parents du garçon, installèrent leur stand devant leur maison, comme il est coutume de le faire à cette occasion. A côté d’eux, se tenait un retraité et un jeune couple.
            Au bout d’une heure de vente, la mère fatiguée décida de faire le tour du vide grenier. Elle partit en direction du jeune couple et revint vingt minutes plus tard du côté du retraité. En découvrant le stand du vieil homme, elle observa une théière du début du XX° siècle et plusieurs tableaux mais quelle ne fut pas sa stupeur quand son regard se posa sur la statue en marbre blanc de son fils. La mère très émue et surprise, décida alors d’acheter la statue en souvenir de son fils. A peine acheté, le garçon statufié se métamorphosa à nouveau en jeune homme.
            La suite ne se raconte pas car c’est la vie d’une famille heureuse.

Le boulanger à la forme animale :
            […] Après quelques mois, l’escargot qui se baladait près des feuilles se sentit mal et commença à grandir, grandir, grandir …. Jusqu’à atteindre la taille d’un homme. Ses jambes  se décollèrent, ses pieds et son cou réapparurent et ses yeux revinrent sur sa tête. Ensuite, ses cheveux repoussèrent et la coquille qu’il portait se cassa en deux. Il sentait à nouveau ses os mais sa peau resta verte. L’escargot était redevenu le boulanger qu’il était autrefois sauf que sa peau était désormais verte. Le sorcier qui lui avait jeté un sort le punissait ainsi de son défaut.
            Pour ne pas effrayer sa clientèle, il se couvrait toujours des pieds à la tête afin qu’on ne voie que ses yeux et sa bouche. Cela lui posait de grands problèmes car les gens s’interrogeaient sur ce qu’il cachait ainsi et venaient de moins en moins acheter leur pain chez lui. Il réfléchit et comprit que ce qui était la cause de son malheur était son avarice et le prix top élevé de son pain. Alors, le commerçant baissa les prix de ses croissants et de son pain. Contre toute attente, il fit des bénéfices rapidement et s’enrichit très vite. En effet, les clients, heureux de ce changement de tarif revinrent en masse à la boulangerie.
            Un jour, le sorcier qui était déguisé en client entra dans la boulangerie et constata que  le pain était à un prix convenable. Satisfait, il paya sa baguette et lorsque le boulanger prit l’argent, sa peau redevint claire au contact de la monnaie. Notre héros était  heureux d’avoir récupéré sa peau et il n’eut plus à porter des habits qui le couvraient de la tête aux pieds.         

LA TORTUE :
[…] Pensant avoir fait un rêve, elle essaya de se redresser pour rentrer chez elle mais à sa grande surprise, la jeune fille constata qu’elle était bel et bien transformée en tortue, ce dont ses courtes pattes témoignaient.
            Elle décida alors, comme elle le souhaitait dans son rêve, d’aller découvrir l’océan et ses secrets. La jeune tortue avança péniblement sur le sable jusqu’à atteindre la grande bleue. Une fois dans l’eau, elle croisa d’autres tortues et décida de se mêler à elle. Peu de temps après avoir fait un petit tour ensemble, le groupe se trouva comme aspiré vers les fonds marins. Elles avaient beau agiter leurs pattes, rien n’y faisait, le courant était trop fort. Dans un dernier effort, notre jeune tortue put tout de même s’échapper et éviter le pire. Hors de danger, elle préféra retourner en arrière pour aller chercher ses nouvelles amies plutôt que de s’enfuir.
            Alors qu’elle descendait vers les profondeurs, elle entendit un son mélodieux et envoûtant qui l’attira. C’était une sirène qui voulait la dévorer mais qui ne réussit pas à l’attraper.
            Un peu plus loin, elle se cogna à un bout de bois qui se mit à crier. Affolée, la petite tortue recula avant de reconnaître un hippocampe. Elle lui raconta alors toutes ses aventures et il lui avoua qu’il pourrait l’aider car il était un guide pour les animaux égarés dans ces fonds hostiles. Ils se mirent en route à la recherche des disparues et atteignirent le palais de la princesse Etoile. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, cette princesse était d’une effroyable cruauté et elle tenait les innocentes victimes prisonnières afin de les dévorer. Notre courageuse petite tortue, rapide comme l’éclair, réussit à les délivrer et elles s’enfuirent grâce à l’hippocampe qui leur montra le chemin.
            Les tortues, heureuses, décidèrent de récompenser leur nouvelle amie et lui concoctèrent un filtre qui lui permit de reprendre forme humaine. Une fois chez elle, elle décida d’adopter des tortues savantes pour ne jamais oublier son incroyable aventure. 

La malédiction du cygne :                            
            […] Désespéré par ce qui lui arrivait, le cygne décida de migrer très loin pour se cacher.
            Un jour où elle nageait sur un lac, elle vit une petite fille qui était en train de se noyer. Sans réfléchir, elle se précipita pour la sauver et l’aida à regagner la berge.
            Quand  la petite fille fut sauvée et qu’elle eut reprit ses esprits, elle murmura : « – Qui es-tu ?
            – Je m’appelle Iliana et je suis cygne depuis peu. J’ai été punie pour n’avoir pas su me décider à temps et choisir le mari que j’aimais.
            –  Ne t’inquiète pas, Iliana, ma mère saura te récompenser pour ce que tu viens de faire aujourd’hui. »
            En effet, la mère de la petite fille n’était autre qu’une fée qui n’hésita pas à rendre à nouveau son apparence à Iliana.
            « –  Merci, merci beaucoup ! s’écria ILiana folle de joie.
            – Mais de rien, répondit la fée, mais maintenant, tu sais ce qu’il te reste à faire. Il faut aller retrouver Etan pour lui dévoiler tes sentiments.
            – Mais comment vais-je le retrouver ? Cela fait si longtemps que je suis partie de mon village.
            – Ne t’inquiète pas, je t’aiderai à le retrouver. »
            Alors, elles se mirent à sa recherche et après trois jours et trois  nuits, elles arrivèrent sur le seuil de la maison d’Etan. Quand ce dernier ouvrit la porte, il pensa d’abord rêver puis, quand Iliana lui raconta toute son aventure et lui avoua ce qu’elle avait fait par amour, il se précipita pour l’embrasser.
            La fée put alors retourner auprès de sa fille et nos deux héros vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Un boulanger féroce :
             Encore sous le choc, le boulanger sortit de la remise mais le mystérieux inconnu avait disparu ! Il quitta alors la boulangerie dans l’espoir de le rattraper mais il ne vit personne dans la rue.
            A la vue de cette affreuse créature, les villageois commencèrent à prendre peur mais ils constatèrent très rapidement que l’animal n’était pas agressif et ils se mirent à le pourchasser jusque dans la forêt voisine où le pauvre boulanger put se cacher sous un talus.
            Monsieur Brioche resta longtemps caché dans ces bois, mais un soir, la faim au ventre, il ne put s’empêcher de quitter sa tanière. Alors qu’il cherchait de quoi se nourrir, il entendit des bruits étranges provenir d’un buisson. Curieux, il se glissa sous l’arbuste et vit un jeune homme en fâcheuse posture. Le jeune garçon était à la merci d’un loup et allait sûrement se faire dévorer. Monsieur Brioche, n’écoutant que son courage, se jeta sur la bête féroce et réussit à la faire fuir.
            L’enfant remercia le loup gentil qui venait de le sauver et lui dit : « il me semble que c’est toi le vieux boulanger que j’ai puni de sa gourmandise. Pour te remercier, je vais te rendre ta forme humaine mais tu dois me promettre de ne plus jamais te montrer aussi excessif que tu l’étais ! »
            Le boulanger s’écria : « C’est promis, je ne me montrerai plus jamais aussi gourmand ! »
            Après quoi, monsieur Brioche rentra au village où ses amis et clients furent très heureux de le retrouver.
            Bien sûr, jamais personne ne sut réellement ce qui était arrivé à ce pauvre monsieur Brioche durant sa courte disparition.

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