Le texte d’Hanane (2011):

           Dans la voiture familiale, Léa Fillair, rêvait. Petite de taille et mince, la petite-fille avait des cheveux longs et châtain. Ses parents, Juliette et Tom, se rendaient au Parc des roses, un très beau jardin, pour profiter d’un dimanche de printemps ensoleillé.
           Les adultes avaient l’air préoccupés, ne cessant de penser au fait qu’ils n’avaient plus assez d’argent pour payer les frais de la maison et leurs besoins personnels quotidiens. Ils en avaient longtemps discuté et veillaient à ne faire aucune dépense superflue. Ils avaient même pensé que la nourriture du petit chien de Léa, un pincher aux pattes marron , avec une petite tache blanc cassé sur le coin de l’œil, Benji , qu’elle adorait certes, représentait une dépense conséquente et…ils avaient donc décidé de se sépare de l’animal.
           Jusqu’alors ils n’avaient pas encore osé en parler à leur fille, non seulement par crainte de ses réactions mais aussi par mauvaise conscience; les affiches des associations pour les animaux les mettaient mal à l’aise, forcément.
Dans l’automobile, ce matin-là, ils ruminaient leurs idées noires et se consultaient à voix basse au sujet de l’acte qu’ils préméditaient, se répétant que la situation était devenue impossible à vivre et qu’il n’y avait pas d’autre solution.
Soudain Léa dit qu’elle irait bien rendre visite à Tante Ginette et… ce nom fut comme un rayon de soleil dans l’esprit des parents enfin soulagés; ils se jetèrent un regard éloquent.
           Mais bien sûr: Tante Ginette adorait tous les animaux et en adoptait toujours. Elle les transportait dans un panier en paille à leur nom, leur mettait des petits nœuds roses sur la tête, achetait la meilleure nourriture pour eux et ils paraissaient vraiment très heureux avec elle.
La mère, aussitôt , informa Léa de l’état de leurs réflexions et exposa si bien la situation, que la jeune-fille, qui avait toujours été sage et raisonnable, se résigna à demander l’aide de cette tante estimée.
           C’est ainsi que Benji devint le nouveau pensionnaire d’une dame au grand cœur qui lui évita l’abandon en refuge… et il put même continuer de jouer avec son ancienne petite maîtresse mais il refusa toujours obstinément de porter des nœuds roses!

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