Le poème de Ronsard et les contextes imaginés:

Voici le Sonnet à Marie (Marie de Bourgueil, qui malheureusement mourut jeune) de Ronsard:

Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies ;
Qui ne les eût à ce vêpre cueillies,
Chutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de temps cherront toutes flétries,
Et, comme fleurs, périront tout soudain.

Le temps s’en va, le temps s’en va, ma dame ;
Las ! le temps, non, mais nous nous en allons,
Et tôt serons étendus sous la lame ;

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle.
Pour c’aimez-moi cependant qu’êtes belle.

Et voici le récit rédigé par Sarah, qui a choisi un point de vue interne, celui du poète: 

      Je me promenais tranquillement au milieu de fleurs, d’arbres, de verdure. J’observais avec admiration ce monde qui était étendu devant moi lorsque j’aperçus, au loin, une silhouette féminine qui marchait avec grâce.
      En m’approchant, je découvris une jeune fille rayonnante comme jamais je n’en avais vu de semblable et mon cœur fut aussitôt sous le charme.
      Ses cheveux étaient blonds, ses yeux bleus. Elle était vêtue d’un longue robe rouge qui faisait ressortir la splendeur de ses cheveux virevoltants en longues boucles légères. Elle devait avoir à peu près une quinzaine d’années.
      Je ne pus me résoudre à la perdre de vue, m’approchai peu à peu et l’observais en silence, entre les arbres de l’allée.
      Enfin j’osai interrompre sa promenade, lorsque sa duègne s’éloigna, en lui demandant quelles étaient ses fleurs préférées. Elle me répondit sans timidité qu’elle aimait beaucoup les roses rouges. Nous commençâmes à discuter ensemble sans être interrompus par sa gouvernante qui ne vit pas de mal à notre conversation de nouveaux botanistes.
      Chaque dimanche nous nous retrouvions au niveau du grand chêne. J’étais toujours impatient de la retrouver. Nous prenions plaisir à parler de tout et de rien.
      Plus les semaines passaient et plus j’étais amoureux d’elle. Et puis un jour, je décidai de tout lui avouer dans le poème que j’avais écris pour elle…

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