Contes modernes et poèmes écrits en 2014 avec l’aide de France G.

Une panne informatique avait, jusqu’ici, empêché l’édition de ces écrits, composés  par des élèves de 5ème et 6ème, un jour de grève. Bien que les illustrations aient été copiées sur le Web, faute de pouvoir en réclamer qui ne soient pas soumises au droit d’auteur externe, une  simple réclamation par qui de droit nous les fera ôter.

Voici enfin  le texte de France G. produit comme point de départ: Un prince au collège

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« C’est une belle histoire qui m’a été contée en début d’après-midi, devant une tasse de café. Voilà, il y a un prince au collège. Il n’a pas de cheval blanc, ni de sourire dentifrice et ce n’est pas une allusion une certaine marque de biscuits au chocolat, Prince des calories pour les filles soucieuses de leur ligne… Il ne vient pas des Pays du Golfe, ne prend pas le thé avec la Reine d’Angleterre et ne travaille pas dans la finance internationale. Ce prince-là prend le bus scolaire, son vélo ou vient à pied au collège le matin. Aujourd’hui était un jour particulier pour notre prince, disons charmant, car il sait toucher la gent féminine. Il n’est venu ni avec un bouquet de roses pour sa dulcinée, ni avec la boite de chocolat que l’on offre pour la Saint-Valentin, mais avec un bracelet. Aux dires de mon conteur témoin de la scène, c’était un beau bracelet avec des strass… Le genre qu’un émir peut acheter chez un grand joaillier, mais notre Roméo fauché a trouvé ce qui était abordable avec son argent de poche. Le galant honteux a avoué que c’était un cadeau qu’il allait offrir à sa copine, toc chic choc que la petite amie séduite a choisi d’arborer fièrement à son poignet. Cette Juliette, quelle veinarde, vous allez me dire ; certes, mais la morale de ce conte contemporain est pour vous, messieurs : les petites attentions valent mieux qu’un long discours, et nul n’est besoin de nous épater pour nous séduire. Ah l’amour… »

Et les textes des petits écrivains en herbe:

Yves P.: Minecraft

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Il était une fois dans un monde fait de carrés un homme du nom de Tête de Piaf. Il voulait affronter tous les défis de Minecraft. Il vivait dans une petite cabane faite de planches de chêne. Il l’avait construite près d’une grotte qui était remplie de monstres et de lave.
Tous les jours, il allait dans cette grotte et tua tous les monstres jusqu’au jour où il vit du minerai de diamant. Il creusa alors, sauta sur une plateforme, prit tout le minerai et finit par découvrir un bouton : il appuya dessus et la plateforme explosa. Il tomba ensuite, et atterrit devant un portail qui le fit pénétrer dans un monde appelé Nether. C’était un monde rempli de lave, le sol était dur comme du roc et des monstres fondirent sur lui : c’étaient des cochons zombie et des fantômes. Il s’enfuit après les avoir vaincus, sauta et toucha terre dans un royaume géant constitué de tours et de remparts dont les piliers immenses plongeaient dans de la lave. « Tous les arbalétriers me visèrent et le roi arriva pour découvrir leur nouvel assaillant. »
Tête de Piaf raconta toutes ses aventures au monarque, qui décida de l’aider. Mais il n’y avait qu’une seule façon pour qu’il puisse rentrer chez lui : il fallait qu’il tue le dragon de l’Ender. Il se fit donc équiper d’une armure en diamants, d’une épée en diamants, d’un arc et d’un carquois contenant soixante-quatre flèches. Notre héros sauta dans l’Ender et se retrouva dans un lieu obscur où se trouvaient des tours et des générateurs de vie. Le dragon était toujours visé par ces générateurs : il fallait par conséquent les détruire, le dragon se précipita sur lui, il l’esquiva puis tira une flèche sur un générateur, qui explosa. Il fit pareil sur les cinq autres, or le sixième et dernier était entouré de barrières. Il arriva à les escalader mais le dragon cracha des boules de feu dans sa direction. Il parvint à s’esquiver, sauter sur le dragon puis sur une plateforme. Il cassa les barreaux, détruisit le générateur, ce qui provoqua une explosion. « Alors je tirai toutes mes flèches, mais ça n’a fait qu’enrager le dragon. » L’intrépide Tête de Piaf l’attaqua, lança son épée de diamants entre les deux yeux de la féroce créature. Celle-ci mourut instantanément. Au même moment, un portail apparut, il y pénétra et se retrouva dans son monde.

Alveen L.: Chiara la petite chauve-souris

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Il était une fois une chauve-souris qui avait trois mois, elle avait son papa, Timothée, sa maman, Sandrine, et son frère Boris, âgé de quatre mois. La petite Kiara ne voulait pas voler : elle avait peur, ses parents voulaient absolument lui apprendre à voler. Boris était déçu de ne pas la voir en dehors du nid. C’était la fin de l’automne, il commençait à faire froid, la famille devait partir dans les pays chauds, mais Kiara voulait rester dans le nid. Elle avait huit mois lorsque ses parents la quittèrent en lui disant : « Si tu voulais voler, tu pourrais nous rejoindre en Afrique. ». Ils partirent avec leur fils. Kiara se retrouva seule dans la neige : elle était tombée du nid car il était plein de flocons. Elle marchait prudemment sur une couche de verglas lorsqu’elle vit une silhouette de renard qui s’approchait d’elle, s’arrêta.
— Que fais-tu dans la neige, petite chauve-souris ? lui demanda le goupil.
— Je marche car j’ai peur de voler.
Le renard éclata de rire :
— C’est vrai ? Tes parents sont où ?
— Ils sont partis en Afrique car il fait chaud.
— Je vois. Donc, tu es seule ?
— Oui !
— Je peux t’inviter chez moi, au chaud, mes parents seront sûrement d’accord.
— Je veux bien ! Merci !
Arrivée à la maison avec son compagnon, le renard la présente à ses parents :
— Coucou mon trésor, lui dit sa mère en voyant Kiara à côté de son fils. Qui est cette charmante petite chauve-souris ?
— Je m’appelle Kiara, je suis la nouvelle amie de votre fils !
— Oui, je l’ai trouvée seule dans la neige, ses parents l’ont quittée… ça ne te dérange pas qu’elle reste ici pendant quelque temps ? demanda le renard.
— Mais bien sûr que oui ! Tu peux rester avec nous tout le temps que tu veux, ma chérie !
— Merci maman, dit le renard. Au fait, je m’appelle Julien.
— Bien, présente-lui ta chambre et on mange, dit la renarde.
Après manger, tout le monde alla dormir. Au petit matin, dès l’aube, la petite chauve-souris apprit à voler : elle sauta du petit lit que Julien lui avait prêté, il était à ses poupées. Elle tomba, Julien lui dit : « Tu sais qu’il aut sauter avec les ailes dépliées, mets-toi à l’horizontale pour planer, et bats des ailes comme un oiseau. » Au bout de plusieurs jours, Kiara s’améliora tant et si bien qu’à la fin elle volait vraiment. Elle voulut donc revoir ses parents et son frère, mais elle ne voulait pas quitter Julien, l’ami qui l’a aidée à se servir de ses ailes.
— Merci infiniment, Julien ! Grâce à toi, je peux rejoindre mes parents.
— Tu me promets de revenir ?
— Je te le promets.
Et elle s’envola, elle survola la neige, la mer et le sable afin de revoir ses parents. Elle les cherchait, se sentant libre ! Ses parents pensaient souvent à elle : Kiara aurait peut-être rencontré des amis qui lui auraient appris à voler. Or, son frère Boris reconnut de suite la petite chauve-souris volant vers eux :
— Kiara ? demanda-t-il en la voyant arriver.
— Boris ? C’est toi ? s’exclama-t-elle joyeusement.
— Attention derrière toi ! lui cria-t-il.
C’était un aigle géant qui fondait sur elle. Kiara se sauva vite, mais l’aigle ne la perdait pas des yeux. Elle zigzagua entre les arbres et se réfugia dans un trou fait par un pic-vert. L’aigle coinça sa tête, ne pouvant pas se dégager facilement, Kiara le regarda en lui disant : « La prochaine fois, ne suit pas un petit animal malin comme moi ! Au revoir ! » Elle se retourna vers ses parents, qui étaient fiers d’elle :
— Mais, tu voles ? C’est formidable…
— Alors, raconte-nous ton aventure…
— Comment as-tu appris à voler ?
Elle leur raconta ses pérégrinations au péril de la neige, elle parla de son ami Julien et de la famille renard…
A propos de Julien, il se sentait seul et triste sans sa nouvelle amie. Mais dès qu’il aperçut les quatre chauves-souris revenir de leur séjour africain, il bondit de joie. Les deux familles sympathisèrent, dinèrent ensemble…
Tout est bien qui finit bien !

Nicolas B. : Il était une fois dans le monde imaginaire

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L’homme était fort pauvre et n’avait pas beaucoup d’argent pour nourrir sa femme et leur sept enfants. Il était bûcheron, sa femme bûcheronne. Il habitait dans une forêt lointaine au Royaume-Uni. Il chassait des loups, des lapins, des sangliers, des lièvres et des faisans et allait les vendre au marché. Le bûcheron pût alors acheter de nouveaux vêtements pour sa famille et lui. A ce moment-là, le marchand lui dit que ce sont des vêtements magiques, et qu’il devait faire attention avec ceux-ci…

Enfin celui d’Anne Onyme (!!): Un balai pour la sorcière

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Un jour, dans un monde imaginaire, une sorcière pauvre vivait dans un bidonville. Elle possédait un balai tout plein de toiles d’araignées. Un jour, elle voulut le changer car il était tellement usé qu’il ne balayait plus. Elle marmonna « Je veux le changer ce balai » en poussant la porte du magasin vendant toute sorte d’objets dépoussiérants. Elle en choisit un, demanda son prix. On lui répondit 2000 araignées (il faut savoir que la monnaie des sorcières est l’araignée). Elle s’exclama : « Quoi ?
— Ben oui, les prix ont augmenté…
— Ah bon ???
— cela fait combien de temps que vous l’avez, votre balai ?
— Vingt ans, je l’ai acheté ici.
— En effet… »
De retour chez elle, elle se dit : « Pourquoi ne pas créer une école… une école de sorcières ? » Et elle créa son école, qui eut beaucoup de popularité. Elle gagna suffisamment d’araignées pour s’acheter un très beau balai.

 Le poème de Léo:

chatgramme

Le bus d’Hayet:

lebusdHayet

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