Parcours culturel : ART ANTIQUE et ART CONTEMPORAIN (2017 niveau 3ème)

Les études menées en classe de troisième, interdisciplinaires en Lettres modernes, Histoire et  Lettres classiques,  ont eu pour objectif de proposer une réponse au sujet suivant :

Dans quelle mesure peut-on parler d’une permanence de l’art antique dans l’art contemporain ?

(N’hésitez pas à poster un commentaire pour contribuer à développer cette réflexion.) 

I)Réflexions préliminaires :

A) L’art antique est constitué des œuvres conçues dans l’Antiquité (qu’elle soit égyptienne, chinoise, grecque, romaine… etc); il  concerne donc tous les arts ayant existé avant et pendant le 1er siècle de notre ère.  Nous nous sommes limités ici à l’évocation des arts occidentaux gréco-romains mais on peut fort bien s’intéresser aussi à l’art égyptien, sumérien, chinois, japonais…  et ce dans tous les domaines de l’art :

  • Art de l’espace (sculpture, architecture, décorations…)
  • Art de l’image (sculpture, peinture, fresques, dessins, graffitis…)
  • Art du langage (œuvres littéraires, œuvres mythologiques ou des traditions orales telles que les récits d’inspiration religieuse, les contes, les plaidoiries, les disocurs politiques… œuvres de la communication dans tout type de langage comme les symboles, les expressions corporelles ou signalétiques…)
  • Art du son (œuvres musicales issues d’instruments ou de la voix )
  • Art du mouvement (danse, sport, animations…)
  • Art du quotidien (monnaie, bijoux, vêtements, ustensiles…)

B) On distingue « l’art moderne » qui s’exprime au XXème siècle et qui est fondé sur l’abstraction et la contestation des valeurs antérieure… de l’art « contemporain »  c’est-à-dire de « notre époque », celle des individus vivant à l’heure actuelle.  (Minotaure de Picasso) .

II) Plan d’une intervention orale au Brevet de type 2017,  avec indication d’exemples d’oeuvres  à citer (après leur avoir consacré quelque étude!) :

  1. l’ART ANTIQUE  est présenté tel quel dans les musées ou le contexte ancestral de l’oeuvre d’art.

 statuette vue au Musée de la ville de Londres en 2011

  • au Doryphore de Polyctète en -440 au musée archéologique de Naples (cf l’article du site lespolygrapheurs concernant le grec niveau 1 , en fin d’article) ou le Discobole de Myron au Palais Massimo alle Terme de Rome, dont parle déjà Pline l’Ancien dans Histoire naturelle XXXIV 55.
  • La maison carrée à Nîmes ou le Pont du Gard préservé tel quel
  • Au Musée Guimet à Paris concernant les Chinois de l’époque antique, la dynastie Han par exemple dont in peut se faire une idée en  visualisant  une mini-exposition virtuelle  : http://www.guimet.fr/sites/han/
  • Des photographies des œuvres grecques du musée de Londres… que l’on peut considérer comme « empruntées » à leur pays d’origine

[ces deux dernières occurrences doivent être reprises dans la partie n° 3 de ce plan car les oeuvres numériques présentées sont des reconstitutions qui constituent  de nouvelles oeuvres d’art  réinventées. Ce sont bien les oeuvres antiques  qui sont de nouveau visibles… magnifiques…  mais sans exister ailleurs que sur nos écrans et de ce fait réalisées par un nouveau moyen d’expression artistique (art de l’espace qui devient art de l’image en 3D).]

2. L’art antique qui INSPIRE des œuvres CONTEMPORAINES :

  • Le plan du collège qui reprend la DOMUS romaine (photogramme extrait de la série télévisée Rome  ou l’article DOMUS sur wikipedia)
  • La BD Blake et Mortimer de André Julliard et Yves Sente, dans son dernier tome (Le secret de William S. qui renvoie au mystère de la personne d’Homère) . Pour résoudre l’énigme les enquêteurs sont aidés  par une jeune femme latiniste qui sait traduire  à temps et correctement interpréter le manuscrit biographique laissé par  l’ancêtre d’un autre personnage.
  • La villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer  : http://www.villakerylos.fr/
  • Numismatique: les Euros qui reprennent les symboles antiques comme la chouette d’Athéna, le Colisée, Europe…etc.
  • La Germania d’Hitler (https://fr.wikipedia.org/wiki/Welthauptstadt_Germania ), Le porte-glaive d’Arno Brecker sur la chancellerie de Berlin, rasée depuis lors, comparé au Doryphore de Polyctète en -440 au musée archéologique de Naples ou le Discobole de Myron au Palais Massimo alle Terme de Rome.

  • Les Péplums tel le film Troie de Wolfgang Petersen en 2004 dans lequel joue Brad Pitt qui reprend l’Iliade d’Homère ou Gladiator de Ridley Scott en 2000, Ben Hur de William Wyler en 1959 ou de Timur Bekmambetov en 2016…
  • Les films à propos « historique » tel L’aigle de la neuvième légion de Kévin Mac Donald en 2011 ou les docufictions comme Le destin de Rome  de Fabrice Hourlier en 2011…

3. L’art antique qui est revisité, réinventé pour produire une œuvre nouvelle :

qui nous a fait penser au mythe d’Arachnée dans la mythologie antique à comparer avec l’extrait de La civilisation ma mère de D. Chraïbi (biographie : D Chraïbi = http://www.bibliomonde.com/auteur/driss-chraibi-97.html ) . L’œuvre sculptée   évoque pour nous Arachnée  car le personnage mythologique  que la déesse Athéna aurait transformée en araignée par dépit de l’avoir  vue tisser mieux qu’elle or le tissage est l’activité ancestrale des femmes/ épouses/ mères /maîtresses de maison cantonnée dans leur gynécée  dans laquelle certaines ont conçu de véritables œuvres d’art.

  • Des œuvres de » la littérature de jeunesse » , d’héroïc Fantasy ou  de science fiction [et parfois aussi leurs adaptations cinématographiques] :

*Percy Jackson de Rick Riordan  (http://www.rickriordan.co.uk/home )  avec la mutation de la mythologie gréco-romaine

*Ou la dystopie  Hunger games de  Suzanne Collins (http://www.scholastic.com/thehungergames/ ) qui renvoie aux jeux du cirque antique

Harry Potter de J.K. Rowling et les créatures de la mythologie.

  • Rigante de David Gemell  avec la réutilisation de l’art de la guerre lu dans les oeuvres de César ou Tite-Live (les références exactes  sont à retrouver).

  •  l’uchronie : La Patrouille du temps(Time Patrol1960), cycle de nouvelles de Poul Anderson. Un corps de police temporelle, créé par des surhommes du futur soucieux de ne pas être effacés de l’histoire « normale », est chargé de patrouiller dans le passé (jusqu’à la préhistoire) pour enquêter sur les perturbations engendrées par des voyageurs temporels et empêcher les modifications de la trame historique. Seule la nouvelle L’Autre Univers (« Delenda est ») relève explicitement de l’uchronie ; elle décrit un univers où Hannibal a remporté la II° Guerre Punique, et où Carthage efface Rome : des temples de Baal se dressent dans l’Amérique de ce xxe siècle alternatif…
  • Ponce Pilate(1961), récit de Roger Caillois. Et si Ponce Pilate avait gracié le Christ ?

Autres cas:

III) Définitions complémentaires pour développer les études de photogrammes extraits des films cités :

DYSTOPIE : Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L’auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. La différence entre dystopie et utopie tient plus à la forme littéraire et à l’intention de son auteur qu’au contenu. En effet, nombre d’utopies positives peuvent également se révéler effrayantes. Le mot « dystopie » vient de l’anglais dystopia, qui a été formé par l’association du préfixe dys- et du radical d’origine grecque, τόπος (topos : « lieu »). Cette association a été conçue pour rappeler le terme utopie, auquel il s’oppose.  (utopie= mot forgé par l’écrivain anglais Thomas More, du grec οὐ-τοπος « en aucun lieu ») qui est une représentation d’une réalité idéale et sans défaut. « Utopia » constitue en effet une sorte de jeu de mots : la prononciation anglaise de l’époque ne distingue pas la prononciation des préfixes εὖ- (« heureux ») et οὐ- (« négation », « inexistence »). L’utopie est donc étymologiquement un lieu heureux et un lieu inexistant

UCHRONIE : Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. « Uchronie » est un néologisme du xixe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u » négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. On utilise également l’anglicisme « histoire alternative »  (alternate history)…. Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.

PEPLUM : Le péplum (mot latin peplum, emprunté au mot grec ancien πέπλος / péplos signifiant « tunique »), est un genre cinématographique de fiction historique dont l’action se déroule dans l’Antiquité.

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A propos des polygrapheurs

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