ΝΟΥ ΑΒΟΝ ΥΤΙΛΙΖΕ ΛΆΛΦΑΒΕ ΓΡΕΚ ΕΝ ΚΟΥΡ ΔΕΥ ΛΑΤΙΝ (mars 2017)

« Nous avons utilisé l’alphabet grec en cours de latin » de 4ème, puisque l’initiation au grec est prévu dans le programme de ce niveau.

          Voici l’alphabet grec sur le site LEXILOGOS et sa prononciation.

          Le dictionnaire  Bailly abrégé numérisé est ici.

         Pour traduire un mot en grec ancien se reporter à cette page-ci, puis vérifier avec le Bailly.

Pour vérifier que la structure de la phrase respecte la grammaire grecque, il faut ouvrir cette page html.

Les élèves ont tout d’abord lu l’alphabet puis quelques mots grecs  puis ils ont transcrit leur prénom et enfin repéré des mots  de grec ancien qui fournissent des radicaux français très connus .

Peu à peu tous se sont accoutumé aux lettres et aux phonèmes grecs, lisant de plus en plus vite et reliant les mots des diverses langues avec de plus en plus d’intérêt.

Cette année,  2017, nous avons lu un passage de la Cyropédie de Xénophon  où le jeune roi est défini comme bavard mais bon élève… de quoi motiver la classe!

Autrefois c’était la  lecture d’un texte de Démosthène concernant ces abominables sycophantes que nous avions exploité pour prouver que les radicaux grecs sont omniprésents dans le langage scientifique français.

En cinquième nous avons choisi le vocabulaire du corps pour leur faire comprendre combien l’étymologie éclaire notre connaissance de la langue française… Ils ont pu mettre plus de sens dans l’apprentissage des langues anciennes…  

      Si vous voulez vous y essayer, allez sur la page correspondante, page du clavier grec  de l’excellent site LEXILOGOS. Amusez-vous bien!

Nous avons terminé l’année avec l’évocation des canons de la beauté chez les Grecs; voici le doryphore (le porteur de lance et non l’insecte qui dévore les pommes de terre!) avec l’explication des proportions idéales de la belle personne, soit 7 « hauteurs de tête » en tout:

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Comment lire un blog:

Ayant constaté que certains enseignants, des adultes chargés de renseigner les autres,   ignorent comment lire un blog et me parlent de « l’article de ton blog » alors que je leur ai envoyé l’adresse pour prendre connaissance du contenu des 80 articles (ce chiffre est dépassé depuis longtemps  mais toujours parlant dans l’esprit des gens)… ou que les élèves du collège ne savent comment utiliser ce blog créé pour eux…

Il me paraît utile d’expliquer quun blog est comme l’armoire d’une bibliothèque : il contient plusieurs compartiments!

Pour avoir accès aux étagères sur lesquelles on peut trouver son bonheur, il faut cliquer soit sur les  « menus » qui présentent les catégories  en une série  d’onglets ou boutons, sur lesquels il faut cliquer pour entrer dans un autre ensemble de textes ou images.

Ces menus sont situés horizontalement tout en haut,  ou après la bannière ( la bannière est l’image qui contient le titre du blog) ou tout en bas de la page de blog…  Parfois le blog présente aussi des menus latéraux, verticalement situés de chaque côté (ou un seul à gauche ou à droite).

Des sous-catégories apparaissent lorsqu’on passe la souris active (= le pointeur) sur le lien catégoriel.

Dans certains blogs, ces catégories s’expriment par des TAGS présentés en nuages.

En général, lorsqu’on arrive sur un blog:

1. On va lire la page d’accueil , ou « home »,  qui le présente et contient souvent un plan du site.

2. Sur la page  « about » on découvre des renseignements sur l’auteur, les auteurs ou le (s)  webmestre (s) (= personne (s) qui s’occupe de la maintenance du site). J’ai choisi de regrouper ces n°1 et 2 sur la même page, nommée « DE  NOBIS »

3. La page des liens est aussi très importante car elle complète la connaissance que l’on peut avoir de ce blog. Le webmestre y  indique les autres sites qui représentent une valeur aux yeux du/des concepteurs du blog et de ceux qui sont susceptibles d’en être les lecteurs, usagers ou passants. (Attention  les webmestres du site n’ont pas à être tenus responsables du contenu des sites placés en liens  parce qu’ils ne les administrent pas! Ces liens ne sont donc qu’indicatifs). 

BONNE NAVIGATION DANS NOS PAGES…où vous pouvez laisser un petit mot de commentaire, si vous avez des idées à nous faire partager!

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Carnaval 2017: hommage à Thomas Pesquet, notre spationnaute français

Voici notre cosmonaute français Thomas Pesquet:

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________Il tourne en ce moment au-dessus de nos têtes  en ce début d’année 2017, et sort dans l’espace de temps en temps ( comme le 11 janvier 2017).

________Nous pourrions donc nous déguiser en cosmonautes pour lui rendre hommage. Il faudrait :  une combinaison jetable de peintre achetée à 2,5 Euros en magasin de bricolage et un casque confectionné par nos soins en pâte à papier.

Voyez ci-dessous les premiers travaux  qui furent réalisés…

Car, malheureusement,  la perspective de devoir fabriquer un casque par participant au projet… a découragé les élèves peu bricoleurs! Pourtant au lieu de pâte à papier, nous avions recommandé l’emploi de bandes de papier journal trempées dans de l’eau farinée, matériaux bien plus faciles à utiliser.

Le professeur dut improviser un recyclage de son projet… alors qu’il était en bonne voie ainsi que les deux  dernières photos le démontrent!

Notre respect  et notre  grande admiration pour Thomas Pesquet n’en demeurent pas moins intacts.

(C’est l’intention qui compte!)

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Un auteur de nouvelles contemporain: Christophe Dugave

__________En cours de troisième nous  avons étudié une nouvelle à chute d’ un auteur contemporain, intitulée:

janvier2009-010

GRAND FRAIS. que vous pouvez lire sur WELOVEWORDS

__________Un Canadien se réveille, au lendemain d’une énième soirée alcoolisée et cherche sa compagne… 7janv09neigepalier… dans le « grand froid »!

janvier2009-103

__________Ce récit nous a particulièrement occupés pendant une semaine  et vraiment intéressés par son style, agréable et efficace.  Cette intrigue moderne  s’inscrit tout à fait…

dans la partie « Dénoncer les travers de la société » des nouveaux programmes de collège.

fevrier-007

__________Si vous avez  envie de lire des textes souvent étonnants, toujours animés par l’humour de l’auteur et si vous appréciez  plus particulièrement les œuvres fondées sur l’humour noir… eh bien allez découvrir Monsieur Christophe  Dugave  directement sur son blog personnel :

LIGNES IMAGINAIRES.

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Programmes 2016, SECUNDUM ANNUM, troisième série de cours: PATRONI et CLIENTES au tribunal

_______Les derniers « métiers » auxquels nous nous sommes intéressés, nous permettant de présenter les liens entre PATRONI et CLIENTES,  sont « avocat » et/ou « témoins de moralité ». Et nous rappelons que les Romains ont créé un code juridique.

Lettres, VI, 33, 1-4 – Pline le jeune à Romanus, [6,33] XXXIII. C- PLINIUS ROMANO SUO S.

« Tollite cuncta » inquit « coeptosque auferte labores! Seu scribis aliquid seu legis,tolli auferri iube et accipe orationem meam ut illa arma diuinam »- num superbius potui? -,re uera ut inter meas pulchram;nam mihi satis est certare mecum.

(2) Est haec pro Attia Viriola, et dignitate personae et exempli raritate et iudicii magnitudine insignis. Nam femina splendide nata, nupta praetorio uiro, exheredata ab octogenario patre  intra undecim dies quam illi nouercam amore captus induxerat, quadruplici iudicio bona paterna repetebat.

(3) Sedebant centum et octoginta iudices – tot enim quattuor consiliis colliguntur -,  ingens utrimque aduocatio et numerosa subsellia, praeterea densa circumstantium corona latissimum iudicium multiplici circulo ambibat. (4) Ad hoc stipatum tribunal, atque etiam ex superiore basilicae parte qua feminae qua uiri et audiendi – quod difficile – et – quod facile – uisendi studio imminebant. Magna exspectatio patrum, magna filiarum, magna etiam nouercarum.

(5) Secutus est uarius euentus; nam duobus consiliis uicimus, totidem uicti sumus.  Notabilis prorsus et mira eadem in causa, isdem iudicibus, isdem aduocatis, eodem tempore tanta diuersitas.

(6) Accidit casu, quod non casus uideretur: uicta est nouerca, ipsa heres ex parte sexta, uictus Suburanus, qui exheredatus a patre singulari impudentia alieni patris bona uindicabat, non ausus sui petere.

« Suspendez, leur dit-il, vos travaux commencés. Et vous aussi, soit que vous écriviez, soit que vous lisiez, abandonnez, quittez tout pour écouter mon divin plaidoyer, comme les ouvriers de Vulcain pour forger les armes d’Énée. Pouvais-je plus fièrement débuter? Aussi s’agit-il du meilleur de mes plaidoyers : car c’est bien assez pour moi de lutter avec moi-même.

Je l’ai composé pour Accia Variola. Le rang de la personne, la singularité de la cause, la solennité du jugement lui donnent de l’intérêt. Cette femme, d’une naissance illustre, mariée à un homme qui avait été préteur,  s’était vue déshéritée par un père octogénaire, onze jours après qu’entraîné par une folle passion il avait donné une belle-mère à sa fille.

Elle revendiquait sa succession devant les quatre tribunaux des centumvirs réunis.Cent quatre-vingts juges siégeaient dans cette affaire : c’est tout ce qu’en renferment les quatre tribunaux. De part et d’autre, les avocats remplissaient en grand nombre les sièges qui leur avaient été destinés. La foule des auditeurs environnait de cercles redoublés la vaste enceinte du tribunal. On se pressait même autour des juges, et les galeries hautes de la basilique étaient encombrées, les unes de femmes, les autres d’hommes, avides d’entendre, ce qui n’était pas facile, et de voir, ce qui était fort aisé. Grande était l’attente des pères, des filles, et même des belles-mères.
Les avis se partagèrent : deux tribunaux furent pour nous, et les deux autres contre. C’est chose remarquable et surprenante qu’une même cause, plaidée par les mêmes avocats, entendue par les mêmes juges, ait été dans le même temps si diversement jugée, ce semble par un effet du hasard, mais sans qu’il parût s’en être mêlé.

Enfin la belle-mère a perdu son procès. Elle était instituée héritière pour un sixième. Subérinus n’a pas eu plus de succès,  lui qui, après avoir été déshérité par son père, sans avoir jamais osé se plaindre, avait l’impudence de venir demander la succession du père d’un autre.

________(Avec ce texte nous révisons aussi la façon dont  les Romains commençaient et terminaient leurs lettres .) 

______A l’issue de l’étude de ce texte, nous commentons des illustrations montrant la ville et des échoppes ou autres établissements ou immeubles,  dans lesquels vivre ou exercer un métier…. et nous comparons la ville antique à la ville moderne, en italien.

_______Mais il nous faut tout de même réviser notre conception de l’idée de métier! En effet si les Romains travaillaient beaucoup et escomptaient bien faire fortune, au sens moderne de gagner de l’argent… le métier/la profession telle que nous le/la comprenons de nos jours n’est pas une idée romaine. Travailler tout un mois pour recevoir une somme d’argent en fin de mois est un fait moderne, actuel.  « La profession/le métier » est apparu (e ) au Moyen-Age avec les corporations des commerçants et ouvriers spécialisés dans les villes médiévales, comme nous nous le sommes fait repréciser par nos collègues d’Histoire!

______Chez les Romains « les métiers » les plus nobles (avec les restrictions faites)  étaient donc, sans conteste: politicien par l’exercice de leur pleine citoyenneté (et seuls les citoyens pouvaient exercer ce métier-là!) , combattant… mais il s’agit là d’une fonction quasi religieuse puisqu’ils prêtaient serment devant les Dieux en le devenant et … agriculteur… car il était aussi courant de faire travailler ses esclaves que de travailler soi-même la terre comme le faisait (cf l’article de Wikipedia)  Lucius Quinctius Cincinnatus  selon Aurelius Victor Hommes illustres de la ville de Rome, XVII!   « Propriétaire terrien » serait donc  le terme le plus approprié  pour ce dernier métier et  le propriétaire  prenait part aux activités agricoles ou « soignait ses plantations » par goût pour son bien familial qu’il ne se contentait pas d’exploiter depuis sa résidence urbaine.

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Programmes 2016, SECUNDUM ANNUM , seconde série de cours

Pour compléter notre connaissance des métiers romains,  nous avons ensuite lu la lettre à Lucilius n° VI 56 de Sénèque, dans laquelle le champ lexical du bruit a retenu aussi notre attention:

LVI. SENECA LUCILIO SUO SALUTEM (1) Peream si est tam necessarium quam uidetur silentium in studia seposito. Ecce undique me uarius clamor circumsonat: supra ipsum balneum habito. Propone nunc tibi omnia genera uocum quae in odium possunt aures adducere: cum fortiores exercentur et manus plumbo graues iactant, cum aut laborant aut laborantem imitantur, gemitus audio, quotiens retentum spiritum remiserunt, sibilos et acerbissimas respirationes; cum in aliquem inertem et hac plebeia unctione contentum incidi, audio crepitum illisae manus umeris, quae prout plana peruenit aut concaua, ita sonum mutat. Si uero pilicrepus superuenit et numerare coepit pilas, actum est. (2) Adice nunc scordalum et furem deprensum et illum cui uox sua in balineo placet, adice nunc eos qui in piscinam cum ingenti impulsae aquae sono saliunt. Praeter istos quorum, si nihil aliud, rectae uoces sunt, alipilum cogita tenuem et stridulam uocem quo sit notabilior subinde exprimentem nec umquam tacentem nisi dum uellit alas et alium pro se clamare cogit; iam biberari uarias exclamationes et botularium et crustularium et omnes popinarum institores mercem sua quadam et insignita modulatione uendentis. 

(3) ‘O te’ inquis ‘ferreum aut surdum, cui mens inter tot clamores tam uarios, tam dissonos constat, cum Chrysippum nostrum assidua salutatio perducat ad mortem.’ At mehercules ego istum fremitum non magis curo quam fluctum aut deiectum aquae, quamuis audiam cuidam genti hanc unam fuisse causam urbem suam transferendi, quod fragorem Nili cadentis ferre non potuit. (4) Magis mihi uidetur uox auocare quam crepitus; illa enim animum adducit, hic tantum aures implet ac uerberat. In his quae me sine auocatione circumstrepunt essedas transcurrentes pono et fabrum inquilinum et serrarium uicinum, aut hunc qui ad Metam Sudantem tubulas experitur et tibias, nec cantat sed exclamat: (5) etiam nunc molestior est mihi sonus qui intermittitur subinde quam qui continuatur. Sed iam me sic ad omnia ista duraui ut audire uel pausarium possim uoce acerbissima remigibus modos dantem. Animum enim cogo sibi intentum esse nec auocari ad externa; omnia licet foris resonent, dum intus nihil tumultus sit, dum inter se non rixentur cupiditas et timor, dum auaritia luxuriaque non dissideant nec altera alteram uexet. Nam quid prodest totius regionis silentium, si affectus fremunt?
(6) Omnia noctis erant placida composta quiete. Falsum est: nulla placida est quies nisi quam ratio composuit; nox exhibet molestiam, non tollit, et sollicitudines muta. Nam dormientium quoque insomnia tam turbulenta sunt quam dies: illa tranquillitas uera est in quam bona mens explicatur. (7) Aspice illum cui somnus laxae domus silentio quaeritur, cuius aures ne quis agitet sonus, omnis seruorum turba conticuit et suspensum accedentium propius uestigium ponitur: huc nempe uersatur atque illuc, somnum inter aegritudines leuem captans; quae non audit audisse se queritur. (8) Quid in causa putas esse? Animus illi obstrepit. Hic placandus est, huius compescenda seditio est, quem non est quod existimes placidum, si iacet corpus: interdum quies inquieta est; et ideo ad rerum actus excitandi ac tractatione bonarum artium occupandi sumus, quotiens nos male habet inertia sui impatiens. (9) Magni imperatores, cum male parere militem uident, aliquo labore compescunt et expeditionibus detinent: numquam uacat lasciuire districtis, nihilque tam certum est quam otii uitia negotio discuti. Saepe uidemur taedio rerum ciuilium et infelicis atque ingratae stationis paenitentia secessisse; tamen in illa latebra in quam nos timor ac lassitudo coniecit interdum recrudescit ambitio. Non enim excisa desit, sed fatigata aut etiam obirata rebus parum sibi cedentibus. (10) Idem de luxuria dico, quae uidetur aliquando cessisse, deinde frugalitatem professos sollicitat atque in media parsimonia uoluptates non damnatas sed relictas petit, et quidem eo uehementius quo occultius. Omnia enim uitia in aperto leniora sunt; morbi quoque tunc ad sanitatem inclinant cum ex abdito erumpunt ac uim sui proferunt. Et auaritiam itaque et ambitionem et cetera mala mentis humanae tunc perniciosissima scias esse cum simulata sanitate subsidunt. (11) Otiosi uidemur, et non sumus. Nam si bona fide sumus, si receptui cecinimus, si speciosa contempsimus, ut paulo ante dicebam, nulla res nos auocabit, nullus hominum auiumque concentus interrumpet cogitationes bonas, solidasque iam et certas. (12) Leue illud ingenium est nec sese adhuc reduxit introsus quod ad uocem et accidentia erigitur; habet intus aliquid sollicitudinis et habet aliquid concepti pauoris quod illum curiosum facit, ut ait Vergilius noster:  et me, quem dudum non ulla iniecta mouebant tela neque aduerso glomerati e agmine Grai, nunc omnes terrent aurae, sonus excitat omnis suspensum et pariter comitique onerique timentem.
(13) Prior ille sapiens est, quem non tela uibrantia, non arietata inter (se) arma agminis densi, non urbis impulsae fragor territat: hic alter imperitus est, rebus suis timet ad omnem crepitum expauescens, quem una quaelibet uox pro fremitu accepta deiecit, quem motus leuissimi exanimant; timidum illum sarcinae faciunt. (14) Quemcumque ex istis felicibus elegeris, multa trahentibus, multa portantibus, uidebis illum ‘comitique onerique timentem’. Tunc ergo te scito esse compositum cum ad te nullus clamor pertinebit, cum te nulla uox tibi excutiet, non si blandietur, non si minabitur, non si inani sono uana circumstrepet. (15) ‘Quid ergo? non aliquando commodius est et carere conuicio?’  Fateor; itaque ego ex hoc loco migrabo. Experiri et exercere me uolui: quid necesse est diutius torqueri, cum tam facile remedium Ulixes sociis etiam aduersus Sirenas inuenerit Vale.

[6,56] LE SAGE PEUT ÉTUDIER ET VIVRE TRANQUILLE PARTOUT; LE MÉCHANT, AU CONTRAIRE, NE TROUVE DE REPOS NULLE PART.
Que je meure, si le silence est aussi nécessaire qu’on se l’imagine aux études solitaires. Mille cris divers retentissent autour de moi; je loge juste au-dessus d’un établissement de bains. Représentez-vous toutes les espèces de bruits qui peuvent offenser nos oreilles. Quand les plus robustes balancent leurs bras chargés de masses de plomb, quand ils se fatiguent ou feignent d’être fatigués, j’entends des gémissements ; quand ils reprennent leur haleine, j’entends leurs sifflements et leurs respirations forcées. Si le hasard m’envoie un de ces étuvistes maladroits dont le savoir se borne à l’onction la plus vulgaire, j’entends le coup de sa main sonner différemment sur les épaules selon qu’il la pose ouverte ou fermée. C’est bien pis encore, s’il survient des joueurs de paume qui se mettent à compter leurs points. Ajoutez à cela les ivrognes, les filous pris sur le fait, et ceux qui trouvent que leur voix fait bon effet dans le bain ; puis les gens qui sautent dans la cuve en faisant résonner l’eau à grand bruit. Outre tout ce monde-là, dont les intonations sont du moins naturelles, représentez-vous le dépilateur qui fait presque continuellement entendre une voix aiguë et criarde pour qu’elle soit davantage remarquée, et ne s’arrête que lorsqu’il a trouvé des aisselles à épiler et un patient à faire crier à sa place. Puis viennent les clameurs diverses des pàtissiers, des charcutiers, des confiseurs, de tous les courtiers de tavernes, qui annoncent chacun leur marchandise avec des cris tout différents.
Il faut, me direz-vous, que je sois sourd ou de fer pour rester de sang-froid au milieu de tant de vociférations confuses et discordantes, lorsque c’en était assez des visites journalières de ses clients pour faire mourir notre ami Crispus. Pour moi, je vous le jure, je ne me soucie guère plus de tout ce tapage, que d’une eau qui flotte ou qui tombe, quoique j’aie ouï dire qu’une ville fut déplacée pour ce seul motif que ses habitants ne pouvaient supporter le fracas de la chute du Nil. La parole me cause plus de distraction que le bruit. C’est que l’une détourne l’esprit, tandis que l’autre ne fait que remplir et frapper mes oreilles. Entre les bruits qui retentissent autour de moi sans me distraire, je compte ceux que font les chariots qui passent, le forgeron logé chez moi, le serrurier mon voisin, ou bien cet histrion qui, auprès de la borne-fontaine, essaie l’effet de sa trompette et de sa flûte, et beugle plutôt qu’il ne chante. Je dois dire aussi que les sons intermittents m’incommodent davantage que les sons continus. Mais à présent, je suis tellement fait à tout cela, que je pourrais entendre sans émotion un comite de galère indiquer de sa rude voix la mesure aux rameurs. Je contrains mon esprit à se prêter attention à lui-même, et à ne pas se porter sur les choses extérieures. Tout le bruit du monde peut se faire entendre à ma porte, pourvu que le tumulte ne pénètre pas à l’intérieur, pourvu qu’il n’y ait point de combats entre le désir et la crainte, pourvu que l’avarice et la luxure ne soient point aux prises, qu’une de ces passions ne choque point l’autre. Car qu’est-ce que le calme de toute la nature extérieure, si les passions éclatent au dedans ?
« La nuit avait partout répandu son calme profond. » Erreur ! il n’y a de calme que celui que répand la raison : la nuit ramène nos tourments, plutôt qu’elle ne les dissipe; elle ne fait que changer nos soucis; car on a beau dormir l’agitation des rêves n’est pas moindre que celle des veilles. La véritable tranquillité est celle où s’ébat une bonne conscience. Voyez cet homme que le silence d’une vaste maison prépare au sommeil ; autour duquel la foule des esclaves se tait pour que nul bruit ne trouble ses oreilles, dont on approche avec précaution sur la pointe du pied. Eh bien ! il se retourne en tous sens, s’efforçant de trouver, à travers ses soucis, un léger sommeil ; il n’a rien entendu, et se plaint d’avoir entendu un bruit qui le fatigue. Savez-vous d’où vient cela ? Le bruit est dans son âme; là est le trouble à apaiser, là le soulèvement à réprimer; car, parce que le corps repose, il ne faut pas croire que l’âme soit paisible. Souvent le repos n’est rien moins que le repos ; et c’est pour cela qu’il faut nous exciter à l’action et au travail, et qu’il faut nous livrer à quelque exercice honnête, toutes les fois que la paresse, à charge à elle-même, nous tient malheureusement sous son joug.
Les grands capitaines, lorsqu’ils voient le soldat porté à la désobéissance, le domptent par la fatigue et par les expéditions ou ils l’engagent. On n’a pas le loisir de songer aux divertissements, quand on est occupé, et s’il est une vérité, c’est que les vices de l’oisiveté sont chassés parle travail. Souvent l’ennui des affaires et le dégoût d’un poste pénible et ingrat nous font chercher la retraite ; mais dans cette solitude même, où nous ont jetés la peur et la lassitude, l’ambition revient parfois avec plus d’âpreté. C’est qu’elle n’était pas anéantie, mais fatiguée seulement, et rebutée par le mauvais succès. J’en dis autant des déréglements du luxe : on croit en être quitte; mais bientôt ils nous sollicitent au milieu de nos essais d’épargne et de frugalité, et redemandent des plaisirs qu’on avait quittés, mais non condamnés sans retour; alors leur action est d’autant plus violente, qu’elle est plus cachée. En effet, les vices à découvert sont moins dangereux : les maladies mêmes tendent à la guérison, lorsqu’elles éclatent au dehors et manifestent leur violence.
Ainsi, pénétrez-vous bien de cette vérité : l’avarice, l’ambition et les autres maladies de l’âme ne sont jamais plus dangereuses que dans le calme d’une guérison apparente. Nous croyons goûter le repos, il est bien loin.. Car, si nous sommes de bonne foi, si nous avons sonné la retraite, si nous ne nous laissons plus prendre aux apparences, comme je le disais tout à l’heure, rien ne pourra nous distraire; nulle voix humaine, nul chant des oiseaux n’interrompra nos pensées honnêtes, solides, et désormais bien arrêtées. C’est la marque d’un esprit faible et qui ne s’est point encore assez concentré en lui-même, que de se laisser troubler par un cri, ou tout autre accident extérieur. Il lui reste quelque inquiétude, quelque vieille peur qui le préoccupe. Virgile a dit à ce sujet : « Et moi que longtemps ne purent émouvoir ni les traits ni les bataillons menaçants des Grecs, maintenant le moindre souffle m’épouvante, tout bruit m’alarme et me fait trembler également ». Ici, en premier lieu, on voit un sage que n’effraient ni le sifflement des traits, ni les masses de fer du plus épais bataillon, ni le fracas d’une ville assiégée ; puis un homme sans expérience, qui craint pour sa fortune : celui-là, le moindre bruit l’alarme, toute voix lui semble menaçante et le consterne, le plus léger mouvement le glace d’effroi. Son bagage le rend poltron. Qui que vous choisissiez parmi ces gens heureux, qui traînent derrière eux et portent des richesses, vous le verrez.
« Trembler pour celui qui l’accompagne et pour son fardeau. » Alors seulement vous serez tranquille, quand vous ne serez ému par aucun cri, et qu’aucune voix ne vous ébranlera, soit qu’elle vous flatte, soit qu’elle vous menace, ou éclate en un mélange confus de vains sons. Mais quoi! me direz-vous; n’est-il donc pas plus commode de fuir le tumulte ? – Oui, sans doute, et c’est pour cela que je quitterai ce lieu, content de m’être éprouvé et exercé. A quoi bon, en effet, souffrir plus longtemps, quand, au moyen d’un remède aussi simple, Ulysse a pu garantir ses compagnons des Sirènes elles-mêmes ?

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Programmes 2016, SECUNDUM ANNUM , premiers cours

_______A la faveur d’une interprétation erronée des nouveaux programmes, nous voici, pour cette année-ci seulement,  en totale interdisciplinarité. Ainsi   pendant nos deux heures de cours hebdomadaires , nous ne sommes pas trop de deux pour

  • faire débuter le latin à certains venus compenser le départ d’autres adolescents ,
  • continuer cette langue aux latinistes qui l’avaient commencée en 5ème l’an passé
  • et débuter l’italien avec un renforcement pour les italianistes  motivés.

_______ Nous avons donc choisi de commencer l’année par la partie

LA VIE SOCIALE A ROME et par l’étude des métiers :

_______Nous avons fait un commentaire d’images présentant des métiers ancestraux tels que vigneron, boulanger, agriculteur… et pour constituer un tableau trilingue (français, latin, italien avec quelques mots d’espagnol aussi)  nous avons lu l’épigramme de MARTIAL, Épigrammes, lv. XII, 57 :

Cur saepe sicci parua rura Nomenti
Laremque uillae sordidum petam, quaeris?
Nec cogitandi, Sparse, nec quiescendi
In urbe locus est pauperi. Negant uitam
5 Ludimagistri mane, nocte pistores,
Aerariorum marculi die toto;
Hinc otiosus sordidam quatit mensam
Neroniana nummularius massa,
Illinc balucis malleator Hispanae
10 Tritum nitenti fuste uerberat saxum;
Nec turba cessat entheata Bellonae,
Nec fasciato naufragus loquax trunco,
A matre doctus nec rogare Iudaeus,
Nec sulphuratae lippus institor mercis.
15 Numerare pigri damna quis potest somni?
Dicet quot aera uerberent manus urbis,
Cum secta Colcho Luna uapulat rhombo.
Tu, Sparse, nescis ista, nec potes scire,
Petilianis delicatus in regnis,
20 Cui plana summos despicit domus montis,
Et rus in urbe est uinitorque Romanus
Nec in Falerno colle maior autumnus,
Intraque limen latus essedo cursus,
Et in profundo somnus, et quies nullis
25 Offensa linguis, nec dies nisi admissus.
Nos transeuntis risus excitat turbae,
Et ad cubile est Roma. Taedio fessis
Dormire quotiens libuit, imus ad uillam.
A SPARSUS.
Pourquoi je gagne souvent le petit fonds de ma sèche Nomente
et le lare modeste de ma maison des champs?
Tu le demandes? Pour le pauvre, Sparsus, pas moyen, à la Ville,
de méditer ni de dormir. Comment tenir, dis-moi, avec les maîtres d’école le matin, les boulangers la nuit, et le marteau des chaudronniers tout le jour?
Ici, c’est le changeur qui passe son temps à faire sonner sur son sale comptoir de la monnaie au coin de Néron.
Là, c’est le batteur de lin d’Espagne qui, de son fléau brillant, l’écrase sur la pierre usée. C’est, sans arrêt, la troupe fanatique des prêtres de Bellone, le naufragé bavard portant, suspendue au cou, sa tirelire, et le juif instruit par sa mère à mendier, et le chassieux débitant d’allumettes
soufrées.
Qui peut compter le temps perdu à Rome pour le sommeil dira le nombre des mains qui frappent sur des bassins de cuivre, quand l’éclipse de lune est conjurée par le fuseau de Colchide.
Toi, Sparsus, tu ne connais pas ces misères, tu ne peux pas les connaître, bien douillet dans le domaine de
Pétilius, un vrai royaume, d’où une terrasse domine les sommets à l’entour. Tu as la campagne en pleine ville, ton vigneron est Romain et l’automne n’est pas plus fécond sur les côteaux de Falerne. A l’intérieur de tes
portes, tu peux faire des courses en char. Au fond de ton palais, le sommeil et le repos, que ne trouble aucune voix humaine. Et le jour n’y entre qu’avec ta permission.
Moi, les rires des nombreux passants me réveillent et Rome est à mon chevet. Dégoûté, fatigué, quand je veux dormir, je vais à ma campagne.

_______ Bien évidemment nous avons souligné le caractère « raciste » d’un Romain aisé qui méprise les plus pauvres obligés à travailler et les accuse de vol uniquement parce qu’ils sont « barbares » (= « étrangers » , non citoyen romain,  dans les passages concernant le mandiant et le chassieux).

Les MOTSCLES avec lesquels nous nous familiarisons sont: 
urbanus, forum, balneum, officium ; ars, faber, labor ; patronus, cliens, familia, servus, libertus ; amicitia, humanitas

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